Sri Lanka / Maldives : le Quai d’Orsay lève ses restrictions

Destination

Une découverte du Sri Lanka en circuit peut être entreprise sans difficultés.
Pour les séjours aux Maldives, il est recommandé d’interroger les voyagistes.
Le ministère a confiance en la fiabilité de ses infos et tend la main aux TO.
Mardi 18 janvier à 17 h 31, le site « Conseils aux voyageurs » du Quai d’Orsay mettait à jour les fiches pays du Sri Lanka et des Maldives qui déconseillaient jusque-là de se rendre dans ces deux destinations récemment frappées par le tsunami. Aujourd’hui, les recommandations se sont assouplies et même si le site gouvernemental demande aux ressortissants français « d’éviter jusqu’à ce que la situation s’améliore, les complexes touristiques situés sur la côte ouest et sud de Kalutara à Yala, ainsi que les zones nord et est contrôlées par les Tamouls », il reconnaît que les voyages dans le centre du Sri Lanka (Kandy, triangle culturel et plantations de thé) peuvent être entrepris sans difficultés. Concernant l’archipel des Maldives, la mise à jour confirme que « certaines îles ont été sévèrement touchées, dont une vingtaine de complexes hôteliers qui restent fermés. En revanche, 63 autres établissements, qui n’ont pas ou peu été inondés, fonctionnent normalement. Dans ces conditions, il est recommandé aux voyageurs de vérifier auprès de leur tour-opérateur ou sur le site visitmaldives.com, si l’hôtel de leur choix est opérationnel ». Attendue comme le messie, cette réactualisation semble répondre aux insistantes prières des TO qui relançaient malgré tout ces destinations le 16 janvier dernier en espérant un accord tacite du gouvernement via son site « Conseils aux voyageurs ». Il n’en est rien car, comme le rappelle le ministère des Affaires étrangères, « ces recommandations viennent d’informations fiables recueillies auprès de nos différents capteurs institutionnels et privés ». Pour le Quai d’Orsay, « cet outil n’a pas vocation à satisfaire les professionnels du tourisme, son but premier est bien d’assurer au maximum la sécurité des Français à l’étranger, des conditions d’évacuation en cas de crise comme des risques sanitaires sur site ». Pourtant, et bien qu’il ne s’agisse que de recommandations, l’usage a donné à ces conseils une valeur juridique quasi obligatoire aux yeux des assureurs ce que confirme le ministère : « L’État engage sa responsabilité et pourrait être mis en défaut comme ce fut déjà le cas en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas. » Dans ces conditions, les décisions sont lourdes de conséquences, d’où une certaine lenteur des mises à jour vilipendée par des professionnels plus réactifs aussi bien aux situations de crise qu’aux nécessités du marché. Des compromis semblent cependant se dégager. Le ministère souhaiterait par exemple responsabiliser les voyageurs qui laisseraient un contact en cas d’urgence et un numéro de passeport à leur agent de voyages. Ces initiatives pourraient être soutenues par les tour-opérateurs qui demandent en vain d’être associés au site du Quai d’Orsay.

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