Touristes, ne ramassez pas de sable sur les plages de vos vacances

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C’est la mésaventure qui est arrivée à un couple de Français alors qu’il s’apprêtait à quitter par ferry la Sardaigne. Les deux vacanciers qui avaient dissimulé jusqu’à 40 kg de sable blanc dans 14 bouteilles en plastique sont désormais poursuivis pour « vol avec circonstance aggravante ». Ils risquent jusqu’à six ans de prison.

 

 

Avec ces 14 bouteilles remplies à ras bord, les autorités italiennes vont s’assurer que les touristes malheureux n’avaient pas l’intention de revendre le sable sur internet. Car en Sardaigne comme dans d’autres régions touristiques où le sable blanc est reconnu d’utilité publique, ramener dans ses bagages ce petit souvenir est apparenté à un délit. Emporter du sable, des galets, des coquillages ou tout autre élément qui proviendrait d’une plage est passible d’une lourde amende pouvant aller jusqu’à 3 000 euros. Des peines de prison sont également possibles. La Sardaigne fait face depuis de nombreuses années à un pillage en règle de son patrimoine naturel occasionnant de graves conséquences pour l’écosystème marin.

 

Ce qui se passe en Sardaigne ne doit pas se produire ailleurs. Ainsi en France, le code de l’environnement précise bien que « les extractions de matériaux […] sont limitées ou interdites lorsqu’elles risquent de compromettre, directement ou indirectement, l’intégrité des plages, dunes littorales, falaises, marais, vasières, zones d’herbiers, frayères, gisements naturels de coquillages vivants et exploitations de cultures marines. » Si les petites collectes sont effectivement tolérées, les voleurs de sables qui en feraient commerce encourent une amende de 1 500 euros pour atteinte au domaine public maritime. Mais sur certains sites classés en réserve minéralogiques, comme Etretat ou l’île de Groix, le moindre prélèvement est totalement prohibé.

 

Il est vrai que l’attitude de certains touristes est carrément irresponsable. A tel point, comme nous le rappelle un sujet de LCI, que les arénophiles, les collectionneurs de sable, ont établi une charte où ils s’engagent à ne pas acheter ou vendre de sable dans le but de développer leur collection.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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