Vers la fin de la haute et de la basse saison pour l’Egypte ?

Les ventes de la saison été et de la saison hiver s’équilibrent cette année chez certains voyagistes.
Les prix attractifs notamment durant l’été expliqueraient l’engouement des Français pour la destination.
La clientèle française a représenté la plus belle croissance estivale, + 84,5 % en juillet, selon l’OT.
« Si ça continue, il n’y aura plus de haute saison et de basse saison pour l’Egypte », lance Georges Vialard, directeur adjoint de la production de Fram. Le succès du pays des Pharaons est tel cet été que les ventes estivales vont représenter environ 50 % des séjours vendus sur l’année chez le voyagiste. Parmi les clients désireux de se rendre dans ce pays, la moitié d’entre eux ont opté pour la mer Rouge. « C’est comme si les Français découvraient son existence », plaisante-t-il. Mais si le public a répondu présent, c’est d’abord pour une raison d’opportunité tarifaire : « Il suffit de regarder les prix, remarque Cyril Voisard, chef de production Egypte du spécialiste STI. « A certaines périodes de l’été, quinze jours en combiné mer Rouge coûtent moins chers qu’en France, en Espagne ou en Italie. » Le tour-opérateur escompte une augmentation d’au moins 10 % de la demande sur l’été par rapport à la même période l’an dernier. L’office de tourisme confirme la tendance observée par les voyagistes. Au mois de juillet 2004, la fréquentation touristique a augmenté de 27,3 % (792 915 visiteurs) par rapport au même mois de l’année précédente. Le nombre de Français a connu une croissance de 84,5 % en juillet, à plus de 30 000 visiteurs. C’est la meilleure progression observée, toutes nationalités confondues. L’Italie, toujours à la plus haute marche du podium (87 744 visiteurs en juillet) a vu sa croissance grimper de 39,5 % tandis que l’Allemagne avec 82 733 touristes est à + 34,7 % et la Grande-Bretagne est à + 38,8 % avec 48 596 visiteurs. La hausse a donc été proportionnellement plus forte en France que partout ailleurs parmi les pays les plus émetteurs de touristes. Cependant, même si les Français découvrent les séjours de 15 jours, les Allemands restent plus longtemps avec 10,9 jours contre 9,13 jours pour les Français ; en 2003, la durée de séjour était respectivement de 7,6 et 7,93 jours. En revanche, les opérateurs Internet n’ont pas tous profité de ce réveil du marché. L’Egypte fait partie des plus faibles hausses enregistrées cet été chez Expédia avec une hausse de « seulement » 15 %.

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