Virus chinois: pas d’urgence internationale selon l’OMS, des sites fermés et des millions de personnes confinées en Chine

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L'Organisation mondiale de la Santé a twitté plusieurs informations sur le nCov-1209 à l'issue de la réunion du comité d'experts du 23 janvier.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a rendu sa décision jeudi 23 janvier. Les mesures prises par la Chine sont jugées suffisantes pour l’instant. La Cité interdite à Pékin est fermée. L’urgence de santé publique internationale n’est pas déclarée. (MAJ le 24/01/20)

 

Le coronavirus ne relève « que » d’une épidémie a jugé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) jeudi 23 janvier alors que 17 personnes en étaient mortes. Il est trop tôt pour la qualifier de pandémie et déclencher une « urgence de santé publique de portée internationale ». « C’est une urgence en Chine. Mais ce n’est pas encore une urgence sanitaire mondiale » ont déclaré les experts de l’OMS à Genève. Ils ont notamment mis en exergue l’absence de preuve que le « nCov-2019 » se transmette d’homme à homme en dehors de Chine.

 

“Nous savons qu’il existe une transmission interhumaine en Chine, mais pour l’instant elle semble être limitée à des groupes familiaux et à des travailleurs de la santé qui s’occupent des patients infectés. Pour l’instant, il n’y a aucune preuve de transmission interhumaine en dehors de la Chine, mais cela ne veut pas dire que cela n’arrivera pas.”

 

L’OMS déconseille ‎d’appliquer à la Chine des restrictions aux voyages ou aux échanges ‎commerciaux. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rappelé les gestes simples à faire pour se « protéger les uns les autres, comme se laver les mains, se couvrir la bouche et le nez lorsque vous éternuez… ».

 

Ferrmeture de sites en Chine

En revanche la Chine a « mis en quarantaine » la ville de Wuhan, et Pékin a annoncé la fermeture de la Cité interdite aux touristes à partir du samedi 25 janvier, et ce jusqu’à nouvel ordre. Afin d’éviter la propagation du virus, des sections de la Grande Muraille de Chine ont aussi été fermées au public ainsi le tombeau des Ming, la forêt de Pagode et le grand stade « nid d’oiseau » de Pékin.

 

 

Le 23 janvier, lorsque l’OMS a rendu sa décision 584 cas étaient avérés en Chine mais aussi des cas isolés en Corée du Sud, au Japon, en Thaïlande, à Singapour, aux Etats-Unis et au Vietnam. Dès le lendemain matin, les autorités chinoises ont annoncé 26 morts et 1.000 cas de personnes affectées. Les experts de l’OMS ont prévu de se réunir à nouveau « dans une dizaine de jours ou avant à la demande du directeur général ». La dernière urgence de santé publique  portée internationale a été décrétée en juillet 2019 par l’OMS à propos de l’ebola en République démocratique du Congo.

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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