Week-end impérial à Ajaccio, l’une des portes d’entrée de la Corse

Destination

Cet été, CCM et Air France accentuent la desserte de la Corse avec, pour objectif, de prendre des parts de marché au transport maritime et de renforcer l’activité de la plate-forme de Nice. L’occasion de (re)découvrir la beauté d’une île qui mérite son surnom à plus d’un titre.
Du hublot du Fokker 100 aux couleurs conjointes d’Air France et de la CCM qui effectuait la première liaison de la saison estivale entre Toulouse et Ajaccio, le spectacle d’arrivée au-dessus de la baie d’Ajaccio était déjà somptueux et offrait d’un coup d’œil une parfaite synthèse de ce qu’est la Corse : de nombreux sommets (pour certains encore enneigés) couronnant des montagnes plongeant presque à pic dans une mer Méditerranée aux alternances de bleus turquoise et bleus profondément foncés. Car c’est cela la magie de l’endroit : des côtes déchirées, que le développement raisonné du tourisme a peu dénaturées, enserrant des massifs très élevés (plus de 100 sommets culminent à plus de 2 000 mètres d’altitude !). Une première visite consacrée à Ajaccio permet de constater que tout ici fait référence à l’impérial Napoléon ! Noms de rues, monuments, statues et bustes divers, noms de boutiques et même cinéma : difficile d’échapper à l’enfant du cru dont la maison natale se visite rue Saint-Charles, à deux pas du port. Au pied de la citadelle, mer oblige, le saint patron des pêcheurs, Erasme s’est vu dédier une église décorée de maquettes de navires. Côté culture, une visite s’impose au musée Fesch (cardinal qui était un oncle de… Napoléon !) qui recèle des œuvres de Botticelli et Titien. Pas question de quitter Ajaccio sans faire un détour le long du littoral (on longe la plage Marinella chantée par l’autre héros du coin Tino Rossi), le soir de préférence, jusqu’à la pointe de la Parata où une tour génoise veille fièrement sur le phare des îles Sanguinaires ; là les couchers de soleil prennent une autre dimension. Vers le nord, la route mène successivement à Calcatoggio, Tuccia et Sagone pour arriver à Cargèse : cette bourgade qui avait accueilli au XVIIe siècle une colonie de réfugiés grecs présente la particularité d’avoir deux églises qui se font face, l’une orthodoxe et l’autre latine. Un peu plus loin, le petit village de Piana invite à faire une petite pause à une terrasse de café avant “d’attaquer” la superbe route des calanques du même nom, “sculptures” granitiques rouge oranger remarquables. Là encore, pas très loin du bord de l’eau, on frôle les 1 000 mètres d’altitude tout en ayant l’impression de pouvoir y tremper les pieds. Une descente rapide et c’est l’arrivée au bord du golfe de Porto qui figure au classement du patrimoine de l’humanité de l’Unesco. Cette station balnéaire est sous la garde d’une tour génoise carrée qui, telle une sentinelle, surveille les allers et venues des bateaux. De là, une promenade en mer des plus réjouissantes mène vers la réserve naturelle de Scandola qui présente l’originalité d’être une zone protégée marine et terrestre. Quel régal durant cette mini-croisière d’être accompagné par des dauphins joueurs surfant sur la vague de traîne du bateau et d’apercevoir quelques instants plus tard, perché sur un piton rocheux, un nid d’aigle sur lequel trône un balbuzard, espèce en voie de disparition. Une petite halte dans la baie de Girolata, et c’est le bonheur qui apparaît dans sa plus extrême simplicité. Avec 6 habitants, quelques bars et un gîte d’étape, ce petit village n’est accessible qu’à pied ou par la mer ! Que peut-on rêver de mieux que de s’asseoir à une terrasse dominant la baie en dégustant une assiette de charcuteries locales accompagnées d’un petit verre de muscat corse ? À vrai dire pas grand-chose, si ce n’est de pouvoir y revenir !
AF/CCM accroît fortement son offre sur Toulouse-Corse
› Lors de sa création en 2003, la ligne Toulouse-Ajaccio/Bastia avait transporté 2 383 passagers. L’objectif de la compagnie, en partage de code avec Air France, est cette saison bien plus ambitieux. En effet, à cette rotation du dimanche vient s’ajouter un vol le samedi sur Ajaccio. D’autre part, les capacités hebdomadaires passent de 136 sièges en 2003 à 436 cette année grâce au Fokker 100 (109 sièges) à la place des ATR 72 (68 sièges). Ces liaisons de fin de semaine pénalisent toutefois les clients souhaitant des courts séjours (week-end ou mini-semaine). Aussi, le nouveau plan de vol d’Air France destiné à pallier la disparition d’Air Littoral entre Toulouse et Nice (3 vols par jour opérés en franchise par CCM en ATR 72) permet d’effectuer un retour via Nice en conservant l’accès aux tarifs loisirs. Les installations de la CCM à Nice permettent par ailleurs un changement d’avion des plus rapide et des plus facile. Un programme régulier saisonnier reliant le continent à Ajaccio et Bastia a aussi été mis en place au départ de Bordeaux, Lille, Nantes et Strasbourg. Question prix, un premier tarif “Evasion pour tous” est proposé à 206 E l’aller-retour HT. Enfin, le TO CCM Voyages propose des forfaits “avion + voiture” (491 E par personne avec 8 jours de location d’un véhicule de catégorie B) ou “avion + voiture + hôtel” (682 E par personne avec 7 nuits en 3* et 8 jours de location en catégorie A) : une façon de contrer le seul concurrent en place, les traversées maritimes.
Télégrammes
› CCM Airlines est une société d’économie mixte créée par l’Assemblée de Corse, chargée d’une mission de service public afin d’améliorer la desserte de la Corse dans le cadre de la continuité territoriale. Elle vient de fêter ses 15 ans d’existence. Air France en est actionnaire à hauteur de 11,95 % et assure par le biais de la franchise 25 % de son trafic.
› La Corse, c’est 261 500 habitants vivant sur 8 681 km2, 1 000 km de littoral, 2 900 heures d’ensoleillement moyen annuel, 5 réserves naturelles, 3 500 km2 classés en parc naturel régional. Le point culminant est le Monte Cinto à 2 710 m et l’altitude moyenne est de 600 m.
› Pays de tradition agricole, la Corse développe des productions de qualité : le vin est produit dans 9 zones AOC dont les plus connues sont le patrimonio et le muscat du Cap Corse. Parmi les spécialités locales à goûter sans modération le brocciu à base de petit lait de chèvre ou brebis, les charcuteries issues de cochons élevés en liberté et gavés de châtaignes : coppa, prisuttu (jambon), ficatellu et fitoni (saucisses de foie), le miel…
› Outre les vacances balnéaires, la Corse permet de s’adonner pratiquement à toutes les formes de tourisme actif : nautisme, sports d’eaux vives, randonnées diverses à pied (le GR 20, l’un des sentiers les plus connus, relie la région de Calvi à celle de Porto-Vecchio), à cheval ou à vélo, parapente, escalade et même ski…
› Dans sa brochure “Ciels de Corse”, CCM Voyages propose des forfaits à la carte Libertissimo, Hotelissimo vendables en agences (ccm-airlines.com ou 04.95.29.05.06). Également disponibles, des formules “avion + voiture + gîtes de France” au départ de Lyon, Marseille et Nice. (corsica-gites.com ou 04.95.10.54.31).

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