Amadeus gère la prise de frais

Amadeus s’est engagé à livrer son produit de gestion de frais le 1er avril.
SFM permet de créer des grilles tarifaires grâce à une dizaine de critères.
Sa conception repose sur l’expérience acquise par le GDs sur d’autres marchés.
La course est engagée. La suppression de la rémunération à la commission est programmée par Air France pour le 1er avril prochain. Et on peut parier que les autres compagnies ne mettront pas longtemps à s’aligner sur le « home carrier ». Les agences vont devoir prendre leur rémunération auprès de leurs clients finaux, sous forme de frais qu’ils soient de service, de dossier ou autres. Et l’un des aspects du problème qui semble inquiéter le plus la profession est : les GDS seront-ils prêts ? Amadeus vient, lui, de s’engager à l’être. Comment ? En intégrant l’outil Service Fee Manager (SFM) à son offre. Un outil que l’on peut administrer et paramétrer au niveau des chefs d’agence ou des directions de réseau. Comme on l’explique chez Amadeus, SFM permet la création d’autant de grilles tarifaires que l’on veut grâce à une sélection de plus de 10 critères. Parmi ces derniers, on trouve le type d’itinéraire, le tarif (négocié ou publié), la classe de transport, la classe de réservation (haute ou basse contribution), la nature du billet (électronique ou papier), la compagnie, le produit, le client (affaires ou loisirs) et le canal de distribution. Le tout permettant, comme on l’explique chez Amadeus, « d’obtenir un niveau de frais global en fonction du client et de la politique de vente, lesquelles peuvent beaucoup différer selon les agences ». L’outil a été développé par Amadeus International à partir de l’expérience emmagasinée sur des marchés déjà passés à la commission zéro. Si SFM constitue sans doute l’un des axes de communication forts du GDS lors de Top Résa, Amadeus ne s’arrêtera pas là. En effet, pour aider à l’adoption du produit, des mesures d’accompagnement seront mises en place par le GDS, qui prendra, en outre, en charge l’information auprès des sociétés de fourniture de systèmes de back office. Bref, Amadeus entend donner aux agences l’occasion de valoriser leur savoir-faire auprès des clients
On a retrouvé Jean-Claude !
Depuis la rentrée, un certain Jean-Claude fait parvenir de ses nouvelles – et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il lui en arrive des vertes et des pas mûres – aux agences de voyages françaises. Elles sont au moins 1 000 à avoir reçu lettre et cartes postales racontant les tribulations de ce sympathique touriste. Il s’agissait en fait d’une opération, pour le moins originale, de marketing direct menée par Amadeus. Le but ? Encourager les agences à découvrir le portail Vianeo et les convertir à son utilisation (en les motivant également grâce à un jeu, auquel 20 % d’entre elles ont participé. Car chacune des mésaventures de Jean-Claude aurait pu être évitée grâce aux informations accessibles via Vianeo. L’idée, explique Christian Delom, DG adjoint d’Amadeus, c’est d’expliquer aux agences qu’elles ont « besoin de beaucoup d’informations pour aider les clients, car il ne s’agit plus de leur vendre des produits mai aussi de leur donner de l’information, car c’est ce qui fait leur valeur ajoutée par rapport aux systèmes automatisés ». Et de renchérir : « Il s’agit de donner aux agences, qui ont l’avantage de l’interface humaine, les même armes que celles dont disposent les internautes. »

Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *