Amadeus : les agences doivent revendre les low cost

Amadeus a "progressé de 2% en Europe de l’Ouest malgré un marché globalement en régression de l’ordre de 2,4%" a indiqué Philippe Grando, PDG d’Amadeus France.Mais la morosité du secteur est à nuancer puisque le "business travel" est "très résistant" et l’activité des agences en ligne "très dynamique avec un taux de croissance à deux chiffres". C’est malheureusement l’activité des agences "loisirs" qui connaît une forte régression. Les agences traditionnelles sont-elles une nouvelle fois menacée ? Philippe Chérèque se veut rassurant : "Il y aura toujours plus de la moitié des clients qui achèteront leurs vacances par un intermédiaire humain". Ceci étant, il recherche de nouvelles pistes de développement, comme le marché des low cost par exemple. Car si le marché global de l’aérien est en hausse de 5%, celui des GDS stagne avec une petite progression de 1,1%. "Ce décalage est lié au dynamisme de l’activité low cost qui booste l’aérien sans être présent dans les GDS". Mais l’attrait des compagnies à bas coût pour le business travel fait que, forcément, un jour ou l’autre "elles iront dans les GDS". Pour Amadeus, c’est d’autant plus important que la mission principale d’un GDS est d’apporter à son client toute l’intégralité de l’offre au moment où il en a besoin. Ce qui signifie que les low cost doivent être revendus dans les agences. Mais il sollicite un coup de pouce : "il va falloir aussi que la distribution montre aux compagnies à bas coûts quelle est leur valeur ajoutée". Il rappelle en guise de conclusion qu’en Allemagne "Germanwings et Air Berlin, les deux plus importantes low cost outre-Rhin, sont déjà dans Amadeus".

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef – Le Quotidien du Tourisme

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