Booking.com accepte d’assouplir un peu ses conditions

Distribution

La France, l'Italie et la Suède ont dénoncé les clauses jugées anticoncurrentielles de Booking.com dans les contrats avec les hôteliers. Pour apaiser ces craintes, la centrale hôtelière a proposé de renoncer à l'exigence de parité concernant les prix que l'hôtel propose aux autres agences de voyages.
 En cause, ce sont les clauses de parité qui figurent dans les contrats conclus entre Booking.com et les hôtels et qui obligent ces derniers à proposer leurs chambres sur Booking.com à un prix au moins aussi avantageux que celui proposé sur tous les autres canaux de distribution en ligne et hors ligne. Les autorités françaises, suédoises et italiennes de la concurrence ont estimé que ces clauses étaient susceptibles d'entraver la concurrence, en violation de leurs législations nationales respectives et européenne. Elles craignent en particulier que ces clauses ne restreignent la concurrence entre Booking.com et les autres agences de voyages et n'empêchent de nouvelles plateformes de réservation d'entrer sur le marché. Pour apaiser ces craintes, Booking.com a proposé de renoncer à l'exigence de parité concernant les prix que l'hôtel propose aux autres agents de voyage en ligne. Cela permettrait à l'hôtel d'offrir ses chambres à des prix différents à différents agents de voyage en ligne. Toutefois, l'hôtel serait encore tenu de proposer sur Booking.com des prix au moins aussi avantageux que ceux pratiqués sur ses propres canaux de réservation en ligne et hors ligne.
Pour leur part, l’Umih et le GNC restent "particulièrement vigilants sur les propositions faites par Booking.com". Les hôteliers veulent prendre le temps "de les analyser sous leurs divers aspects dans le cadre de la consultation lancée aujourd’hui par l’Autorité de la concurrence jusqu’au 31 janvier 2015". Les deux organisations patronales sont surprises des interprétations prématurées tirées de ces engagements, qui à ce stade ne sont que des propositions. Un test de marché est organisé où l’ensemble des parties prenantes sera invité à s’exprimer d’ici le 31 janvier prochain.
 

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