BSP, NDC, surcharges GDS… Les agences plaident leur cause devant les compagnies aériennes

Distribution
Comme à Lille en novembre, Jean-Pierre Mas à plaidé la cause d'une distribution intimement liée aux compagnies aériennes.

Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage, a profité de la conférence suivant l’assemblée générale du Bar France, l’association des représentants des compagnies aériennes, pour rappeler aux transporteurs quelles étaient les préoccupations actuelles des distributeurs.

 

Vers une limitation des volumes d’émission BSP

 

Si le président des EDV a commencé par rappeler que le BSP avait battu des records en 2017, avec plus de 23 millions de billets émis, ce qui implique, de fait, une forme de solidarité évidente entre compagnies aériennes et agences de voyages, il n’a pu s’empêcher de se montrer inquiet face au projet de « caping » que prépare Iata quant aux ventes réalisées à travers le BSP pour se protéger des défauts de certaines agences. « Faut-il sanctionner tout un marché à cause de quelques escrocs » se demande Jean-Pierre Mas, qui ajoute que « le montant global des impayés agences de voyages est d’environ 0,1%, ce qui est à la fois beaucoup et très peu au regard d’autres postes de coûts, comme celui des carte de crédit ». Bref, pour les représentants des agences il ne faudrait pas que cette limitation des émissions BSP se révèle finalement contreproductive.

 

NDC et surcharges GDS

 

Les autres sujets qui préoccupent la distribution tournent sans surprise autour de l’implémentation de la norme NDC, des surcharges appliquées par les compagnies sur les émissions réalisées à travers les GDS et de l’abandon du « full content ». Si les distributeurs jugent indispensable de continuer à avoir accès à toute l’offre des compagnies, Jean-Pierre Mas insiste sur le fait qu’ils sont « favorables à la mise en place de la norme NDC » et qu’ils n’ont « pas de réaction préhistorique face au progrès ». Bien conscient que « modèle économique qui relie compagnies aériennes, GDS et agences est à bout de souffle » Jean-Pierre Mas insiste sur « l’impréparation redoutable » liée à la mise en place de la surcharge d’Air France au 1er avril prochain et sur le risque d’un retour dans les années 80 qu’impliquerait le fait de devoir comparer l’offre aérienne compagnie par compagnie.

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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