Caisse de garantie : Pour les agences, Iata fait « preuve d’un inadmissible laxisme », EDV envisage des poursuites pour « détournement de fonds »

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Richard Vainopoulos, président de Tourcom, Fabrice Dariot, président de Bourse des Vols ou encore Nicolas Brumelot, fondateur de Misterfly… Tous sont derrière Jean-Pierre Mas, président des EDV, qui demande « aux compagnies aériennes des contre garanties bancaires similaires à celles exigées des agences de voyages ».

« Iata fait preuve d’un inadmissible laxisme » souligne un communiqué des Entreprises du Voyage. Fabrice Dariot évoque « la malfaisance des lobbies ». Il s’étonne que les compagnies exigent « des autres ce qu’elles n’exigent pas pour elles-mêmes, c’est le seul corps de métier qui détient l’argent de tiers sans avoir l’obligation de le garantir comme doivent le faire « les notaires ou les copropriétés ».

Il insiste, « si cette caisse de garantie existait, Iata devrait contrôler les bilans de ses membres et pouvoir les exclure s’ils sont préoccupants « . Ainsi EDV estime que « malgré des pertes de 138 millions d’euros en 2018 et de 154 millions d’euros au premier trimestre 2019 (20 € par pax transporté), Norwegian est toujours dans le BSP ». Autre exemple : « Aigle Azur a un exercice comptable en accordéon : 18 mois en 2016-2017 pour y intégrer deux saisons d’été ; 14 mois en 2018, avec la publication des comptes sept mois après la clôture de l’exercice. Ces comptes n’ont pas été approuvés par le Commissaire aux comptes. »

Enfin, « malgré l’état de cessation de paiement de XL Airways, Iata a trouvé un biais pour bloquer les remboursements dans les GDS des billets XL Airways le 20 septembre au matin, écartant et risque d’un « BSP négatif ».

De plus, « cerise sur le gâteau, Iata n’a pas reversé à XL Airways et a donc conservé par devers elle, le montant du BSP payé le 16 septembre par les agences de voyages (émissions de la deuxième quinzaine d’août) : 1,6 millions d’euros ! ».

EDV exige donc de Iata, déjà « de mettre à profit sa réunion de Miami, cette semaine, pour faire rapidement une proposition de garantie financière ou de compte séquestre débloqué après l’utilisation intégrale des billets afin de garantir le bon usage des fonds versés par les agences de voyages ». Et, ensuite, « de restituer aux agences de voyages, les sommes détournées par Iata le 16 septembre, en affectant ce montant au remboursement des billets XL Airways émis par les agences de voyages et non volés. À défaut de réponse positive et claire de Iata dans la semaine, nous entamerons des poursuites pour détournement de fonds et « grivèlerie ».

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