Eductour Salaün Holidays : La Roumanie loin des clichés

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C’est un printemps morose et pluvieux que la petite troupe d’agents de voyages emmenée par Salaün Holidays a laissé derrière en quittant Paris CDG pour mettre le cap vers Bucarest. De la capitale de la Roumanie, nous ne verrons rien en ce premier jour d’un périple qui durera le temps d’un long week-end.Ce n’est donc pas par Bucarest que commence le voyage. Et c’est tant mieux parce qu’un soleil de plomb écrase la région et que 35°C ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour les balades en ville. Cap donc vers la charmante et rafraichissante station de montagne de Poiana Brasov, peut-être la station de ski préférée des Roumains. Pour y arriver il faudra traverser les plaines du nord de la Valachie et attaquer les contreforts de la mythique chaine des Carpates. Le début de l’ascension sera l’occasion de faire escale à Sinaia, mignonne petite ville connu pour abriter le château Peles, l’ancienne résidence d’été de la famille royale. L’arrêt suivant, à mi-chemin de notre destination finale, se fera à Azuga pour visiter les célèbres caves de Rhein, ou l’on confectionne un vin pétillant selon la méthode champenoise.

Après une dégustation des plus appréciables, et un peu de route à travers de somptueux paysages de montagnes ou pullule encore la vie la plus sauvage – on y trouve par exemple des ours en quantité – nous avons changé de région pour désormais aborder la Transylvanie. La Transylvanie, « le pays au-delà des forets » immanquablement associée au personnage de Dracula. Le château de Bran, surnommé le château de Dracula, parce que Vlad Tepes, ou Vlad l’empaleur, prince de Valachie et personnage historique bien réel qui a servi de modèle au suceur de sang inventé par Bram Stocker y fut un temps emprisonné – c’est un peu le mont Saint Michel Roumain. En tout cas du point de vue de l’affluence. Mais c’est un incontournable de la région. Tout comme la ville de Brasov, son centre historique médiéval et son église noire gothique.

De là, cap sur Sighisoara et sa merveille de beffroi. Ce n’est pas la porte à côté mais la campagne transylvanienne sous un joli soleil printanier est un enchantement. D’autant que nous faisons un détour par Viscri. Rendre visite aux 600 âmes du petit village classé au patrimoine historique de l’Unesco, vu l’état de la route, cela se mérite. Mais c’est très bien comme ça. Ses habitants, y compris le prince Charles qui y possède une petite maison, peuvent encore y vivre « normalement » et préserver leur authenticité. Il n’est d’ailleurs pas encore en brochure chez Salaün et notre petit groupe a donc fait office de défricheur. Et le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons été conquis. En particulier par la spectaculaire église fortifiée qui domine le village. Les églises fortifiées sont une spécialité locale. Avec elles ont se rend compte que le pays a longtemps été en première ligne face aux invasions qui ont déferlé sur l’Europe à la fin du moyen-âge.

En fin de journée nous arrivons à Sighisoara. La ville haute, avec sa splendide tour de l’horloge, est une merveille d’architecture médiévale. Idem pour Sibiu, installée aux pieds des Carpates, que nous atteindrons le lendemain. Car il est temps de repasser de l’autre côté des montagnes pour rejoindre Bucarest et…Paris. Mais pas avant d’avoir gouté à l’ambiance de la capitale un soir de match de la Roumanie. Ni sans avoir visité le monumental palais du Parlement, second bâtiment administratif le plus grand au monde après le Pentagone et symbole de la démesure mégalomaniaque d’un tyran depuis la disparition duquel la Roumanie se porte beaucoup mieux.

De ce périple, la petite troupe gardera sans doute l’idée qu’il faut se méfier des clichés. Ceux qui collent à la peau de la Roumanie – pauvreté, tristesse, grisaille et même présence de vampires… – ont la vie dure. Et c’est injuste. Car la Roumanie, en particulier sous un joli soleil printanier, ce sont des merveilles de paysages bucoliques, une nature sauvage et préservée, des trésors architecturaux, une histoire d’une grande richesse et culture d’une grande complexité. Et ça, il faut absolument le faire savoir.

Retrouvez notre album photo de ce périple.

Publié par Mathieu Garcia

Journaliste - Rubrique Transport - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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Vos réactions

  1. Depuis plus de 25 ans je m’efforce de faire connaître (à mon échelle) la Roumanie et je suis contente qu’enfin vous insistiez sur la beauté des paysages de ce pays mais il faut parler aussi de la gentillesse des habitants.
    Vous aviez déjà un tour operator pour la Roumanie est-ce que celui-là le compète ??

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