Entreprises du Voyage : « Un jour de grève coûte 500 000 euros en heure supplémentaire »

Distribution
En mars, l'activité des agences était au beau fixe.

Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, ne passera pas ses vacances avec les représentants des syndicats d’Air France et de la SNCF, des « aveugles » qui « hypothèquent leur avenir » et qui ne voient pas « le monde évoluer ».

 

Le président des Entreprises du Voyage témoigne donc d’une « forte solidarité avec le président d’Air France » d’autant que les grèves ont des impacts « divers et importants » sur l’activité des adhérents des Entreprises du Voyage. « Mardi 24 avril , c’était le 21e jour de grève, souligne Jean-Pierre Mas. Nous estimons à 500 000 euros par jour de grève les coûts en heure supplémentaire. De plus, le coût des prestations qui n’ont pas pu être honoré s’élève à un million d’euro par semaine ». A cela, le président du syndicat ajoute « l’image défavorable à l’étranger de la France ». Jean-Pierre Mas, comme le syndicat l’a déjà fait en 2014 avec Air France va demander des réparations à la compagnie nationale et à la SNCF mais, pour le syndicat, il faut évidemment bien avant tout « sortir du conflit social ».

Des ventes « été » qui étaient bien lancées

Inquiétant, aussi, les perspectives à court terme : « le mois de mai et ses ponts aurait dû être favorable au secteur, il sera affecté par les mouvements sociaux ». Heureusement, l’année 2017 avait été bonne et 2018 était bien lanceé. Ainsi, « la billetterie ne s’est jamais bien aussi portée » et, comme le souligne Richard Soubielle, vice-président des Entreprises du Voyage, qui s’appuie sur le baromètre Orchestra / Amadeus, les ventes réalisées au premier trimestre étaient encourageantes avec une progression du moyen-courrier de 8% et du long-courrier de 1%. La France chute de 9% sans doute victime de la désintermédiation.

 

Côté destination, l’Espagne reste en tête malgré une baisse de 9% en nombre de passagers. Ces clients qui désertent la péninsule ibérique ont sans doute choisi la Tunisie ou l’Egypte, qui affiche une croissance à trois chiffres ou encore le Maroc (+15%) et la Turquie (+81%). Reste maintenant à savoir si ces grèves ne vont pas entraîner une chute des réservations pour les vacances d’été – certains opérateurs ont constaté qu’elles étaient actuellement au ralenti – avec la crainte, comme l’a dit René-Marc Chikli sur RMC, mardi 24 avril, « que le « non marchand » soit le gagnant de l’été 2018.

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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