Et maintenant, qui pour présider Selectour ?

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« Une décision claire et courageuse du conseil d’administration » pour certains.
Il y aurait déjà 2 candidats : Gérard Letailleur et François-Xavier de Boüard.
Il faudra sûrement aussi compter avec le tempérament de la DG Martine Granier.
Philippe Demonchy, qui doit quitter la présidence de Selectour le 31 mars prochain, devra se contenter de n’occuper qu’un poste d’administrateur au sein du réseau qu’il a créé il y a 35 ans. Ainsi en a décidé le conseil d’administration lors d’un vote mardi 8 février. « Nous avons sans doute précipité les choses mais nous n’avons fait qu’entériner ce qui était déjà dans l’air », explique Janie Bousquet, administratrice et PDG de Grand Large Voyages. « C’est peut-être une bonne chose », glisse à demi-mot Alexandra Cauvin (Maneva Voyages), également administratrice. Du côté des délégués régionaux, c’est la surprise. « J’ai appris cela dans la presse et je trouve cette décision mal venue à l’heure où va s’instaurer un nouveau modèle économique », remarque Annie Missistrano, déléguée Paris. Eliane Macé, déléguée pour la région Ouest, trouve au contraire l’attitude du conseil d’administration « très claire et courageuse », avant de préciser que « Philippe Demonchy a fait des choses formidables », c’est aussi pour cela que j' »aimerais qu’il sorte par la grande porte » et attend de lui « une déclaration ». « Qu’il nous dise qu’il va partir mais qu’il va continuer à aider le réseau », poursuit Janie Bousquet. A l’issue de ce putsch légal se pose aussi avec de plus en plus d’acuité la question de la succession de Philippe Demonchy. « Gérard Letailleur et François-Xavier de Boüard sont pour l’instant les deux seuls candidats déclarés », constate Pierre Tomaso, délégué Aquitaine. « Il y en a un qui commence à être un peu âgé et dont je ne suis pas sûr qu’il ait l’envergure pour représenter le réseau ; l’autre a l’étoffe mais il est très impliqué dans Selectour Finances, ce qui me semble un peu gênant. » Beaucoup s’accordent aussi à penser que Martine Granier, directrice générale, ne voudra pas d’un président qui soit toujours derrière elle. Bref les langues commencent à se délier, les appétits à s’aiguiser. De là à craindre des luttes intestines. « Je suis avant tout soucieuse de la pérennité du réseau », souligne Eliane Macé. Avant de préciser qu’il faut « construire et non détruire ». La partie s’annonce serrée.
« Les hommes changent, l’Alliance.T continue »
Si Philippe Demonchy devait quitter la présidence de Selectour le 31 mars prochain, il avait toutefois prévu de conserver la tête des filiales du GIE : Selectour Finances et l’Alliance.T. Le conseil d’administration en a décidé autrement. Philippe Demonchy devra également renoncer à la coprésidence de l’Alliance.T. Gilles Berl, son directeur général, déclare avoir été informé « par la presse » et « regrette la manière dont les choses se sont passées ». « Avec tous ces effets d’annonces », il n’exclut pas non plus « des retournements de situation ». Gilles Berl tient toutefois à préciser que « ce n’est pas parce que les hommes changent que l’organisation change ». Il souhaite aussi que « Philippe continue à apporter sa contribution à l’Alliance et à la profession ». Gilles Berl reconnaît aussi « travailler davantage avec les équipes de Selectour et de Carlson qu’avec les présidents ». Jugeant qu’il est là pour « appliquer la stratégie arrêtée par le président », il souligne enfin entretenir d' »excellents rapports » avec Martine Granier, la directrice générale du réseau Selectour.

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