Grégoire Pasquet (Worldia) : « Dans 5 ans, le voyage sur-mesure, ce sera la norme »

Distribution

Ayant débuté sa croissance en 2014, la plate-forme de création de séjours sur-mesure n’en finit plus de grandir. Référencée auprès de 1 000 agents de voyages en France, Wordia lorgne sur de nouveaux marchés en Europe et à l’international. Pour accélérer son développement tant en France qu’à l’étranger, une nouvelle levée de fonds est prévue. Objectif dès cette année, faire partir 35 000 clients contre 20 000 l’an dernier.

 

 

Worldia se présente comme une plate-forme BtoBtoC qui accompagne les distributeurs dans la vente de voyages. « Nous travaillons avec environ 1 000 agences en France » souligne Grégoire Pasquet, l’un des co-fondateurs du TO. Salaün Holidays, Cap 5, Thomas Cook, Promovances Fram, ou TUI font partie des distributeurs partenaires. D’autres devraient suivre. Les agences peuvent bénéficier d’une marque blanche ou aller directement sur le site experts.worldia.com Actuellement trois commerciaux sont là pour démarcher les vendeurs.

 

Worldia, à même de réaliser un devis sur-mesure en seulement quelques clics et modifiable en temps réel, s’appuie sur trois types de prestataires : des centrales de réservation (Hotelbeds, Expedia…), des distributeurs de billets d’avion (MisterFly, Mystifly sur l’Asie…), et des réceptifs, « La multi-connectivité nous permet de proposer le meilleur prix au client » indique Grégoire Pasquet.

 

Worldia est présent dans une soixantaine de pays et propose plus de 800 itinéraires, réservables à l’identique ou personnalisables via un catalogue de plus de 6 000 hôtels et 1 600 activités. « Les tarifs sont calculés en temps réel. Si le client souhaite modifier son itinéraire, ajouter une nuit ou changer d’excursion, le prix est recalculé automatiquement » précise Grégoire Pasquet qui capitalise sur une technologie développée en interne, et un réseau d’experts destinations, une vingtaine actuellement qui accompagnent les agents de voyages à convertir leurs ventes. « Ce sont ces deux composantes très fortes que nous proposons à nos partenaires » ajoute le dirigeant qui « s’occupe de toute la partie après-vente soulageant ainsi le professionnel pour qu’il se concentre uniquement sur la vente ».

 

Grâce cette technologie de pointe, le client peut donc co-construire son séjour en compagnie de l’agent de voyages. « Car oui, estime Grégoire Pasquet, contrairement à d’autres plates-formes, la nôtre est avant tout pensée pour le voyageur final, pas pour l’agent de voyages. On se demande toujours ce qu’il veut et ce qui est bon pour lui  ». Le dirigeant souhaite aussi gommer le concept de voyage sur-mesure, « tout simplement parce que d’ici cinq ans ce sera la norme. On ne parlera plus de voyage sur-mesure mais de voyage tout court ».

 

En 2018, Worldia a fait partir 20 000 clients. Beaucoup en Amérique du Nord mais aussi en Europe, en Italie et au Portugal. La Thaïlande et l’Indonésie concentrent l’essentiel des ventes en Asie. « Cette année, nous espérons franchir le cap des 35 000 voyageurs » affirme Grégoire Pasquet qui regarde également « du côté des comités d’entreprise ». Le catalogue de la start-up – une cinquantaine de salariés pour le moment – s’enrichit de cinq à dix destinations par an. L’objectif est bien sûr d’augmenter le nombre de prestations disponibles sur la plate-forme, pas tant en nombre de produits mais plutôt par typologie de produits (appartements, restaurants…). La finalité étant toujours de « gagner en compétitivité tarifaire ».

 

Parallèlement,  « le TO techno » veut aussi s’exporter et investir des marchés à l’étranger. « D’ici quatre ans, nous voulons être présents sur sept ou huit marchés en Europe » ajoute le dirigeant qui sans indiquer le chiffre d’affaires réalisé espère le doubler chaque année. A noter que Worldia possède déjà un bureau à Berlin et a ses entrées en Belgique à la faveur d’un accord avec le réseau d’agences et TO BT Tours. Wordia s’offre enfin à termes « la possibilité de tests sur les marchés asiatiques ». Autant d’ambitions qui servent de prélude à une nouvelle levée de fonds, trois ans après la première. « Nous y travaillons » conclut Grégoire Pasquet.

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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