Grippe aviaire : ce qu’il faut savoir

Distribution

Les médias s’emparent de la grippe du poulet comme ce fut le cas avec le Sras.
Les pouvoirs publics ne donnent pas de restrictions mais des avis de prudence.
Les conditions générales de vente s’appliquent pour les destinations touchées.
Bis repetita. Alors que les conséquences dévastatrices du Sras sur le tourisme semblent enfin disparaître, voici qu’arrive la fièvre aviaire, une épizootie qui a provoqué la mort d’une dizaine de personnes. Les médias se sont vite emparés de cette nouvelle alerte sanitaire, provoquée par un virus, le H5N1, dont l’aptitude à franchir la barrière d’espèce inquiète certains spécialistes de l’OMS. Il n’en faut pas plus pour provoquer un nouveau sentiment de panique, dont les agences de voyages et les tour-opérateurs pourraient être les premières victimes en France. L’expérience du Sras, voire de la fièvre aphteuse, leur a enseigné tout le sens du terme victime collatérale. Or, qu’en est-il vraiment de la situation actuelle et que faut-il répondre aux inquiets ?
Le Cambodge, la Corée du Sud, l’Indonésie, le Japon, le Laos, le Pakistan, la Thaïlande, Taiwan, le Viêt-nam et peut-être la Chine seraient touchés mais seuls le Viêt-nam et la Thaïlande constatent des décès. Cette maladie n’est pas une nouveauté puisque Hongkong, épargné jusqu’à présent, a affronté la grippe du poulet en 1997 et en février 2003.
A ce jour, l’OMS ne dispose pas d’éléments en faveur d’une transmission d’homme à homme, selon la Direction générale de la Santé (DGS). Le ministère de la Santé explique que les voyageurs se rendant dans ces pays doivent « éviter tout contact avec les volailles et les porcs vivants, y compris sur les marchés pendant leur séjour ». De plus, il recommande aux voyageurs « d’éviter tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d’animaux ». « Actuellement, il n’est pas utile de recommander une vaccination antigrippale aux personnes qui se rendent dans ces pays, en dehors des recommandations habituelles pour les voyageurs. D’autres recommandations pourront être prises en fonction des résultats des investigations en cours de l’OMS sur le risque de transmission inter humaine », ajoute la DGS. Compte tenu de ces informations, relayées par le Quai d’Orsay, les TO ne changent pas leurs conditions générales de vente.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *