Internet, future poule aux oeufs d’or pour Amadeus ?

Un chiffre d’affaires global de 517,4 ME au 2e trimestre.
Les réservations représentent 114,5 ME de ce CA.
La part des réservations en ligne a progressé de 54,3 %.
Amadeus poursuit sa diversification, et visiblement l’opération se déroule avec succès. C’est du moins ce qui ressort des derniers résultats trimestriels publiés ce mois-ci par la firme de Madrid. De fait, le chiffre d’affaires global de l’entreprise pour le trimestre en question (clos le 30 juin) s’élève à 517,4 ME. Soit une croissance de 10,2 % par rapport à la même période de l’année écoulée. Et la diversification dans tout ça ? Comme l’a précisé le PDG de l’entreprise, José Antonio Tazon, dans un communiqué accompagnant les résultats, « le fait marquant de notre programme de diversification de notre activité a été l’augmentation des ventes provenant du commerce électronique, qui ont progressé de 54 % par rapport à la même période de 2003 et qui représentent presque 10 % de notre chiffre d’affaire au 2e trimestre ». Si on observe les résultats dans le détail, on s’aperçoit que les réservations ont généré quelque 114,6 ME de chiffre d’affaires au cours du trimestre concerné. Un chiffre dont l’immense majorité (93,34 ME) provient des réservations aériennes. La segmentation par types de distributeur montre que c’est encore via le canal de vente indirect (les agences de voyages) que se fait la grande majorité des réservations Amadeus : 82,957 ME pour la distribution indirecte contre 21,198 ME pour la distribution directe (les bureaux de vente et sites Internet des compagnies). En revanche, avec une croissance de 15,9 % sur un an, ce dernier canal s’est développé plus fortement que le premier (+ 10,4 %). Enfin, dans le match opposant distribution traditionnelle et distribution électronique, c’est encore la première qui gagne et de loin : 93,252 ME pour la distribution traditionnelle contre 10,903 ME pour l’électronique. Reste que si les courbes de progression respectives des 2 canaux (+ 7,9 % pour la distribution traditionnelle contre + 54,3 % pour le commerce en ligne) perdurent, le différentiel finira forcément par s’amenuiser. Chez Amadeus France, on explique que l’activité « colle au marché » et que « les parts se maintiennent ».

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