Internet « pousse » la vente à distance

Distribution

Le nombre d’acheteurs en ligne est passé de 4 % à 23 %.
41% d’entre eux ont commencé à acheter il y a un an.
De moins en moins de craintes liées aux cartes bancaires.
Les Français achètent de plus en plus sur le Net. C’est du moins ce qui ressort d’une étude réalisée par la Fevad (Fédération des entreprises de vente à distance) et le Credoc publié le 3 juin dernier. D’après cette étude, 73 % des 1 000 personnes interrogées ont déclaré effectuer des achats à distance en 2004, contre 56 % (c’est une estimation) en 2000. S’il apparaît que quasiment tous les modes de commande à distance ont progressé, le canal qui sort grand vainqueur est incontestablement Internet. En 4 ans, le nombre d’acheteurs en ligne serait passé de 4 % à 23 %. On peut donc dire que près de un Français sur quatre fait désormais des achats sur la Toile. Un phénomène qui devrait s’accélérer compte tenu du fait que 41 % d’entre eux ont commencé à acheter sur Internet il y a seulement un an. Si les produits liés au transport arrivent dans le peloton de tête de ce qui est acheté sur le Net (avec les produits culturels, tels les livres et les disques), les séjours de vacances arrivent après les vêtements, les spectacles et les produits informatiques. Reste que, d’après l’étude, plus d’un cyber acheteur sur deux a déjà acheté un billet de train ou d’avion et un peu moins de la moitié a déjà acheté un séjour. Le taux de satisfaction des acheteurs en ligne apparaît comme très élevé : ils sont 98 % à déclarer vouloir continuer à acheter des produits et des services sur le Web. L’enquête montre que ce qu’ils apprécient le plus dans l’achat à distance, c’est : la tranquillité, les prix, le gain de temps, le choix des produits et leur côté « branché ». Par rapport à l’achat à distance en général, le fait de ne pas pouvoir voir réellement les produits semble moins problématique pour les acheteurs en ligne. Enfin, les craintes liées à l’obligation de donner son numéro de carte bancaire est de moins en moins problématique : la moitié d’entre eux pensent que c’est aussi sûr que de payer chez un petit commerçant. L’analyse détaillée de cette étude sera réalisée le 22 juin prochain par Robert Rochefort, le DG du Credoc.

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