Kilimandjaro: la passion d’Isabelle Mislanghe, qui repart en expédition le 2 janvier

Destination
Pendant l'ascension du Kilimandjaro, en Tanzanie, on passe de la savane aux roches volcaniques jusqu'aux neiges du glacier.

La gérante de l’agence de voyages Côté Soleil à Boulogne-sur-Mer monte des expéditions au Kilimandjaro depuis 22 ans. Le 2 janvier 2020, elle emmène, à 52 ans, 27 participants gravir le sommet mythique de la Tanzanie. L’ascension s’accompagne d’une pratique respectueuse de l’environnement et des locaux.

 

« La bienveillance avant tout. »  C’est le leitmotiv d’Isabelle Mislanghe qui repart « sur le Kili », comme elle dit, avec un groupe de 27 participants dès le 2 janvier. Agent de voyages sur la Côte d’Opale, grand-mère depuis peu, elle est aussi chef d’expédition sur le Kilimandjaro, en Tanzanie depuis plus de 20 ans. Bien sûr, son passé de sportive de haut niveau (spécialité le raid aventure avec 3 Raids Gauloises et 2 Elf Authentique Aventure) la prédispose à ce genre de voyages.

 

Atteindre le sommet dans les meilleures conditions

Cependant depuis sa reconversion en professionnelle du tourisme, elle a adapté le voyage à sa clientèle. « J’emmène Monsieur et Madame Tout-le-Monde, donc on n’est pas en recherche de la performance. Le but, c’est d’arriver au sommet à 5.895 mètres », explique-t-elle. Logistique, organisation sur place, rythme de marche, l’agent de voyages supervise tout, quitte à être intraitable.

 

« J’ai 95% de réussite sur le Kili, souffle-t-elle fièrement. Alors je sais qu’il faut faire très attention. Tout se joue le premier jour, avec un passage de 1.400 à 3.000 mètres. Alors, on démarre très doucement pour éviter le MAM (mal aigu des montagnes). Le plus difficile, ce sont les sportifs: parce qu’ils ont une bonne forme physique, ils vont sur ou mal estimer leurs capacités d’acclimatation. Il faut parfois les freiner. »

 

Des clients qui s’engagent

Le Kilimandjaro fait rêver bien des gens. « Un jour j’irai. Faites-moi signe quand vous repartirez » lui disent des clients régulièrement. Alors, quand le nombre de participants potentiels atteint un minimum de 13 personnes –au final, c’est « en général avec 22 participants »–, Isabelle contacte son réceptif. Elle travaille avec lui sur l’équipement (dont toujours un caisson hyperbare), le nombre de porteurs, de guides, etc.

 

« La motivation, c’est 95% de la réussite, mais il faut aussi bien tout préparer » répète-t-elle. Neuf mois à l’avance, elle donne ses instructions à ses clients. Elle les conseille et leur livre des trucs et astuces jusqu’à la veille du départ sans pour autant jouer les coach sportifs. «Running, cyclisme, marche… chacun travaille sa condition selon ses goûts» dit celle qui avoue préférer le VTT pour s’entraîner en vue de la montagne.

 

Code de conduite responsable  

Sur place, au pied du Kilimandjaro qu’elle va gravir par la voie Machame –celle offrant une avancée plus progressive–, Isabelle Mislanghe engage du monde. «Pour mon groupe de 27, je prends 80 personnes (guides, porteurs, cuisiniers) qui sont bien payées et équipées, explique la chef d’agence. Ils viennent quasiment toujours du  même village. Il ne faut pas être radin. On fait fonctionner un système touristique qui profite à tous et on protège un mode de vie local. »

 

L’ascension sur 4,5jours (et 1,5 jour de descente) suit aussi des règles éthiques. « Les participants marchent avec un petit sac à dos, donc on limite aussi (à 14 kg) le poids du sac confié aux porteurs. Les aliments proviennent des villages alentour. La cuisson se fait au gaz, pour ne pas brûler le bois. On ramasse nos ordures que l’on redescend, ainsi parfois que celles d’autres groupes. Même le papier toilette est brûlé. Il faut respecter et préserver la montagne où déjà le glacier a reculé » détaille Isabelle.

Faire découvrir la Tanzanie

Sur une expédition « Kili », Isabelle l’agent de voyages propose toujours d’ajouter en extension au moins 2 jours dans un parc. « La Tanzanie est pour moi un des plus beaux pays d’Afrique avec une faune incroyablement nombreuse et diverse dans ses parcs nationaux. C’est dommage de venir jusqu’ici et de ne pas en profiter » justifie-t-elle. En fonction des envies et du budget, les clients vont donc ajouter des jours pour un safari photo dans un ou plusieurs parcs voire un séjour balnéaire à Zanzibar. L’entrée dans le parc du Kilimandjaro coûte 750 dollars, guide compris.

 

Le prochain défi d’Isabelle Mislanghe en Tanzanie ? Venir passer 15 jours avec son mari dans le village de Richard, son ami réceptif, et donner bénévolement des cours de français aux jeunes. « Les Tanzaniens sont anglophones mais ce serait un plus de parler français. Les touristes français sont nombreux à venir sur le Kilimandjaro. » Si elle ne sait pas encore quand elle pourra le faire –elle a déjà une autre expédition sur l’Everest prévue en 2022–, elle est persuadée que cela se produira. « Un jour, j’irai ! »

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *