L’Alliance.T réussit sa première

Distribution

Tous les responsables des affiliés de l’Alliance.T étaient présents au Maroc.
Les vendeurs ont été informés de l’intérêt à utiliser les outils développés.
En projet : un portail, systématiser l’e-ticket, bases hôtelières et aérien.
Baudouin Gillis, directeur général de l’Alliance.T, avait toutes les raisons d’être satisfait des premières rencontres du groupement – organisées par TUI – qui se sont tenues à Fès samedi dernier. « Déjà, parce qu’on l’a fait », explique-t-il. Ensuite et surtout, parce que cela aura été une très bonne occasion d’expliquer aux vendeurs de Selectour/ Accor Travel et des réseaux affiliés (près de 500 participants) toutes les bonnes raisons d’utiliser les outils de l’Alliance.T. On connaît déjà ce qui a été réalisé : R’Corpo, référencement commun, newsletter, promotions par e-mail… Mais ce n’est qu’un début… Un portail Alliance.T devrait être une réalité « dans deux mois ». Il sera alors possible, par exemple, de « consulter et comparer les promotions des TO en un seul clic ». Ensuite, après R’ Corpo, qui permet « d’obtenir des marges égales ou supérieures à 11 % », l’Alliance.T travaille sur une base de données hôtelière privative (H Corpo) qui est déjà une réalité dans les agences Accor Travel Distribution. En projet aussi, A’Corpo, qui permettra aux agences de pouvoir souscrire leurs assurances via Internet et d’obtenir une marge de 30 à 35 %. Toujours dans un souci de productivité, Baudouin Gillis a souligné que tous les billets sortiront en « e-ticketing » sauf si le vendeur en décide autrement. Enfin, pour se démarquer de la concurrence, Baudouin Gillis demande aux agences d’utiliser les vitrines pour afficher les offres de l’Alliance. Reste l’avantage de travailler avec les fournisseurs TO référencés, tel Fram qui « a été très professionnel après l’accident de Charm el-Cheikh ». Pour Baudouin Gillis, il s’agit d’atteindre « 80 % des ventes » contre « 75 % aujourd’hui ». Ce qui permet de « maintenir des conditions d’achats prioritaires ». Les compagnies aériennes représentent 90 % du volume Iata mais il faut prendre en compte le poids d’Air France et ses 60 % de part de marché.
Le groupe Cit cherche des solutions à ses problèmes financiers « passagers »
La rumeur allait bon train. Malheureusement pour Cit France, elle se confirme. En effet, la filiale française du groupe italien connaît des difficultés financières. Si, selon nos informations certains fournisseurs (hôteliers et agences réceptives) attendent d’être réglés, ces difficultés n’auraient pas de conséquences sur le règlement BSP et le versement des salaires. Samedi dernier, lors de la première rencontre de l’Alliance.T à Fès, Marco Savarese, responsable de la distribution du TO en France, n’a ainsi pu que souhaiter « voir l’Alliance apporter son soutien à la Cit afin de l’aider à traverser la mauvaise passe actuelle ». Lui emboîtant le pas, Jean-Robert Reznik, président de l’Alliance.T, ajoutait : « Pour l’Alliance.T, ceci est un épiphénomène qui n’a pas de raison de gêner le développement de notre réseau. » Rappelons que sur les 1 303 agences que compte l’Alliance.T, 13 sont affiliées à Cit France. Et que sur les 3,916 MdE de volume d’affaires réalisé par le groupement en 2003, Cit pesait 31,345 ME. Pour l’heure, le PDG Frédéric Moge a été suspendu de ses fonctions en attendant un rendez-vous la semaine prochaine qui devrait déterminer son avenir au sein du groupe. Toutes les décisions commerciales sont prises actuellement par Giovanni Raguzza, DG d’Italiatour, racheté par la Cit il y a presque un an. Nous reviendrons en détail sur la situation financière du groupe italien dans notre édition de demain.

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