La défaillance de Boiloris devrait coûter entre 2,5 et 3 millions d’euros à l’APST

Agence Boiloris de l'avenue Opéra.

Le groupe Boiloris a transmis à l’APST une déclaration de cessation de paiement (DCP) le 26 décembre dernier.

 

Pour l’APST, cette défaillance devrait concerner environ 1 000 dossiers pour un coût estimé entre 2,5 et 3 millions d’euros. « Jusqu’ici tout se passe à peu près bien » nous assure t-on avenue Carnot.

 

Face à l’importance du sinistre, l’APST a sollicité des TO pour faire partir les clients. Ainsi, la totalité des dossiers Jet tours ont été confiés à Thomas Cook France. Son président, Nicolas Delord, reconnait que le dossier est très compliqué. « Nous devrions toutefois limiter la casse ». Car le risque qui se chiffre en plusieurs millions d’euros devrait être couvert par l’assurance « franchisés » ainsi que par l’APST.

 

Le juge a le choix désormais entre une liquidation directement ou une période d’observation de 6 mois renouvelable avec, à l’issue, un redressement judiciaire ou une liquidation. Mais, apparemment, le redressement semble peu probable car l’entreprise n’a plus la trésorerie nécessaire pour poursuivre son activité.

 

Atout France a publié mardi matin au registre des immatriculations la cessation de garantie financière du groupe Boiloris (Boiloris, Boiloris distribution et Boiloris développement). Le groupe dispose cependant encore d’un délai de 3 jours. Vendredi matin, les nouveaux contrats ne seront plus couverts. Quant à l’immatriculation, Boiloris dispose encore d’un délai de 3 semaines avant la radiation.

 

Par ailleurs, les agences du réseau sont toujours fermées comme nous avons pu le constater mardi matin. C’est notamment le cas de l’agence Jet tours de la rue Saint Charles dans le 15e arrondissement de Paris, ainsi que de Thomas Cook Voyages Opéra dont la vitrine a été dépourvue de ses affiches.

 

De son côté, Didier Munin, PDG de Boiloris, reconnait que la situation est « très compliquée ». Mais il assure que ses agences sont toujours ouvertes. « Elles ne vendent plus, mais assurent le suivi des clients » explique t-il. Une salariée nous a effectivement confirmé que les agences étaient toujours ouvertes et les agents de voyages à leurs postes. Mais elle a précisé que les salaires du mois de décembre n’avaient pas été payés.

 

Il confirme avoir bien déposé une DCP au tribunal de commerce mais n’a toujours pas été reçu par le juge. « Nous avons effectivement prévenus l’APST pour être sûrs de ne pas avoir de clients qui ne puissent pas partir ». Didier Munin précise : « aujourd’hui mardi, nous attendons toujours la convocation du juge… » Celle-ci devrait arriver aujourd’hui ou demain. Le juge devrait trancher le 12 janvier.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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