Laurent Abitbol veut faire de Selectour « une bombe atomique »

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Fini les luttes et les querelles passées, place désormais à l’action et à l’union pour gagner plus. C’est en substance le message qu’a voulu faire passer Laurent Abitbol, président de Selectour, aux 581 participants (341 licences) réunis au Fairmont Château Frontenac à Québec à l’occasion du congrès annuel du réseau.

Il voulait un congrès « ouvert, interactif et joyeux ». Dans la salle de bal du Château Frontenac, il a donné le ton en montant sur scène sur la « Fleur aux dents », un titre de Jo Dassin, précédant une autre musique, celle du film « Indiana Jones ». En face de lui un auditoire  mi-amusé, mi-stupéfait. Il le dit lui-même, Laurent Abitbol est « un homme d’affaires » plus à l’aise pour « improviser que pour lire un discours écrit ». Qu’importe, l’essentiel est de bien faire passer les messages.

« Vous m’avez élu pour que les choses changent » a-t-il déclaré aux adhérents. En conséquence, « le temps n’est plus aux clivages mais à l’union ». Car in fine, ce qui compte, c’est « que vous soyez riche ». Les choses sont claires.

Un peu plus tôt, lors de l’arrivée des fournisseurs, il leur a rappelé l’utilité d’établir « un contrat gagnant-gagnant ». Les partenaires devront pour cela « s’engager sur des objectifs ». « On vous demande beaucoup mais en retour on vous le rendra bien. On vous fera gagner de l’argent » souligne Laurent Abitbol, qui veut faire de Selectour « une bombe atomique ».

« Il a le mérite d’être clair. Je ne suis pas surpris par son discours. C’est une conception pragmatique des affaires. Il faut ensuite rester très humain » remarque Patrick Pourbaix, directeur général de MSC Croisières pour la France et le Benelux. A l’inverse, un TO, sous couvert d’anonymat, y voit une forme de « diktact qui vise à faire toujours cracher plus d’argent aux fournisseurs ». « On nous demande plus, et si on ne veut pas, on nous sort. On ne se laissera pas faire » prévient-il.

Laurent Abitbol précise qu’au sein du réseau, « 85% des adhérents gagnent de l’argent, 11% sont à l’équilibre, et le reste nous sommes là pour les aider ». Dans son style inégalable, le président du réseau volontaire annonce aussi vouloir « lancer une coopérative d’intégrés ». « Je ne sais pas comment nous allons faire mais nous allons y arriver. Les adhérents sont motivés » affirme-t-il.

Dans son allocution en séance plénière, Laurent Abitbol a voulu également faire quelques recommandations. S’il n’a pas caché sa fierté d’avoir réuni tous les présidents des grands TO, il aimerait aussi qu’on soutienne davantage Air France, « la compagnie nationale qui traverse en ce moment une période difficile ».

Un autre de ses coups de cœur va en direction de la Tunisie où s’est  tenu à Hammamet en octobre, le dernier Conseil d’administration élargi du réseau qui a acté le principe de la marque unique. « Je compte sur vous pour relancer la destination. C’est là où l’on fait de l’argent » déclare le dirigeant. Ah l’argent, toujours l’argent !

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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