Le Cediv à Gran Canaria, producteurs et distributeurs « vident leur sac »

Sur le thème "Tourisme, ton univers impitoyable", le Cediv tient sa 11ème convention sur l'île de Gran Canaria jusqu'au 25 juin. L'occasion pour les quelque 150 participants présents d'échanger et s'affronter au travers de tables rondes sur les principales problématiques de la profession.Face aux griefs faits à leur encontre par les distributeurs, certains TO avouent avoir été "un peu secoués". L'exercice peut paraitre "un peu rude" mais il n'a d'autre ambition que de rechercher comment les deux familles peuvent "travailler ensemble pour être plus efficaces". Si certains TO, pas forcément ceux présents à la tribune d'ailleurs, s'exonèrent de toute responsabilité quant aux reproches qui leurs sont faits, d'autres assument et vont faire remonter l'information auprès de leur direction sur des sujets aussi variés que les numéros surtaxés, le démarchage en direct, les fausses promotions qui réduisent la commission des agences, ou la gestion des litiges. Mieux certains producteurs vont prendre l'engagement durant cette convention d'apporter des solutions concrètes par rapport aux reproches évoqués.
"Ce n'est pas une mise en accusation de qui que ce soit" rappelle Adriana Minchella, présidente du Cediv, mais simplement "quelques idées pour améliorer le quotidien de chacun". Pour les responsables d'agences, cette confrontation est "intéressante" car elle permet de "se dire les choses en face" même si beaucoup de thèmes ont déjà été abordés "depuis des lustres".
Les distributeurs ont également fait face à leurs fournisseurs car comme l'explique Adriana Minchella, "nous aussi, nous devons nous remettre en cause". Et de stigmatiser les agences "rétives au changement", "pas suffisamment réactives sur certaines opérations de promotion", ne sachant pas vendre certains produits comme la France ou la location de voiture, ou qui restent dans "la défiance" vis-à-vis du TO. Si ce dernier est parfois considéré comme celui qui veut "entourlouper la petite agence", "nous devons de notre côté faire amende honorable, changer certaines choses, et être plus dans la notion de service" résume Anne-Sophie Lecarpentier (Périer Voyages). Tour-opérateurs, distributeurs, hôteliers, transporteurs, loueurs de voitures, prestataires technologiques, chacun a pu s'exprimer à la tribune et "vider son sac" comme l'a précisé Adriana Minchella. La formule a du bon à condition bien sûr qu'elle débouche sur de véritables avancées génératrices de business pour la profession dans son ensemble.

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Journaliste – Le Quotidien du Tourisme

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Vos réactions

  1. Ah bon les TO sont étonnés concernant les numéros surtaxés ?
    Pourtant ca fait partie des négos et pour eux il n’est pas question de les supprimer.
    Les TO ne sont plus des partenaires ce sont des fournisseurs. Ils aiment le partenariat quand ca va dans un sens… le leur; C’est comme Air France.
    Qu’ils arrêtent les n° surtaxés d’autant plus quand ils ont un site BtoB minable ou qui ne fonctionne pas, qu’ils arrêtent de nous prendre des clients en direct et de venir ensuite se plaindre que le chiffre baisse.
    Les seuls à ce jour que je connaisse qui joue le jeu des agences c’est la Cie du Ponant qui fait poser des options aux clients à bord et leur demande de confirmer en agence ! Chapeau.
    Que les TO ne viennent pas se plaindre si on passe de plus en plus par les réceptifs…

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