Le patron de BDV surpris par la « posture moralisatrice » de compagnies qui s’en prennent à eDreams Odigeo

Distribution

Le titre d'eDreams Odigeo s'est effondré de près de 60%, vendredi, à la suite du retrait d'Iberia et British Airways (IAG) de ce site. Les compagnies lui reprochent le "non-respect de son obligation d'informer avec transparence les clients sur le prix total du billet depuis le début de la procédure de réservation", le prix en fin de réservation étant beaucoup plus élevé que le tarif affiché au départ. Fabrice Dariot, le patron de Bourse de Voyages, réagit.
  L'action d'eDream Odigeo, qui unit Go Voyages, Opodo et eDreams, a été suspendue peu avant la clôture de la bourse de Madrid, alors qu'elle perdait 59,08% à 1,023 euros, a annoncé le gendarme de la bourse espagnol CNMV dans un communiqué. Auparavant, les compagnies aériennes Iberia et British Airways avaient annoncé qu'elles retiraient leurs tarifs de eDreams en Espagne, Opodo en France et du site Edreams.com. Cette décision a été prise en raison de l'absence d'accord avec Odigeo sur l'affichage des tarifs, expliquent les deux compagnies du groupe IAG dans un communiqué, précisant toutefois qu'elles "continuent à négocier" avec Odigeo. Elles lui reprochent le "non-respect de son obligation d'informer avec transparence les clients sur le prix total du billet depuis le début de la procédure de réservation", le prix en fin de réservation étant beaucoup plus élevé que le tarif affiché au départ. "Ces pratiques sont contraires à la législation européenne et espagnole et de plus portent préjudice aux compagnies en empêchant leurs clients d'avoir une information transparente sur les prix".

"Nul ne peut être juge et partie"
Fabrice Dariot, patron de Bourse des Voyages, s'étonne des actions des compagnies. "Au fond, ne serait-il pas préférable que le les compagnies aériennes, qui sont à la fois fournisseur et concurrentes, des agences de voyages, laissent la DGCCRF exercer ses fonctions régaliennes de régulation de l'affichage public des tarifs ? Nul ne peut être juge et partie. Il est curieux d'observer certaines compagnies se draper dans une posture moralisatrice, quand elles suggèrent avec insistance, aux agences de voyages en ligne, de dissimuler au client final, l'existence de tarifs aller-retour, trois fois inférieurs aux aller simples, non? Laissons faire la DGCCRF sur le territoire français… et la concurrence dans le ciel sera loyale. "
 

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *