Les clients n’ont pas peur de la grippe du poulet

Distribution

93 % des sondés n’ont pas eu d’annulation Asie à cause de la grippe aviaire.
Les médias accusés de n’avoir pas fait preuve de mesure dans cette crise.
D’autres maladies du voyageur sont plus meurtrières comme le paludisme.
La peur de la grippe du poulet n’est pas entrée dans les agences de voyages. Notre sondage réalisé auprès des points de vente montre que l’épizootie qui envahit actuellement le Sud-Est asiatique ainsi que très probablement la Chine selon l’OMS n’a pratiquement provoqué aucune annulation. 93 % des vendeurs n’ont en effet constaté aucun impact sur leurs ventes, alors que 7 % ont connu des annulations. Mais, même ce dernier résultat est à nuancer. Les agents ont remarqué que ces résiliations sont souvent provoquées dans des mini-groupes d’amis par un participant suffisamment effrayé pour annuler et entraîner ainsi les autres. Le taux d’annulation est par ailleurs plus important en région parisienne (9 %) qu’en province (6 %). Faut-il en conclure que les Franciliens sont plus sensibles aux Nostradamus médicaux entendus dans les médias ? Quoi qu’il en soit, la peur n’a pas fait son œuvre. Elle a dû se perdre quelque part entre deux colonnes de journal aux nouvelles plus alarmistes les unes que les autres. « La grippe pourrait tuer des millions de personnes », « La grippe espagnole pourrait être celle du poulet » pouvait-on lire ou entendre ça et là. Et pendant que ces déclarations en restent – pour longtemps espérons-le – au stade des hypothèses, les médias généralistes sont sévèrement jugés par les sondés qui réclament plus de mesure et de discernement. Difficile de leur donner tort. Même si cette épizootie a déjà causé la mort d’une vingtaine de personnes, comment ne pas se soucier d’autres maladies, comme le paludisme. Selon, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du ministère de la Santé, la France est tristement le pays d’Europe qui recense le plus grand nombre de cas (7 000 pour une vingtaine de morts) de cette maladie. Voici un record qui ne fait pas les gros titres, mais qui est un problème de santé du voyageur autrement plus important que la grippe du poulet. N’en déplaise aux cassandres médiatiques.
Ce qu’il faut dire pour informer ses clients
Les personnes qui se rendent dans les pays d’Asie touchés par la grippe aviaire doivent respecter « strictement » quelques précautions, préviennent plusieurs compagnies d’assistance et d’assurance voyage. Déplacement professionnel ou tourisme, les voyageurs doivent surtout éviter tout contact avec des volailles et des porcs vivants, ainsi qu’avec des surfaces souillées par leurs déjections. Il convient également de ne pas consommer d’aliments crus ou peu cuits, notamment les viandes et les œufs et de se laver les mains régulièrement. « En cas de doute sur une éventuelle contamination, il est recommandé de consulter au plus vite son médecin traitant » et/ou de prendre contact avec sa compagnie d’assistance, avertit Mondial Assistance, numéro un mondial du secteur. La durée d’incubation de la maladie est d’un à trois jours et les symptômes à surveiller sont de fortes fièvres, des maux de tête, des frissons, des courbatures, des troubles respiratoires, etc.

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