Les salariés de Thomas Cook France font l’apprentissage de la grève

Distribution

Les syndicats CFTC, CFDT et CGC/CFE expliquent « accompagner un fort mécontentement de la base ».
Les revendications portent essentiellement sur le niveau des salaires et les conditions de travail.
Si la direction concède un manque de communication, elle estime les salaires « au-dessus du marché ».
Certains salariés du groupe Thomas Cook France sont en colère ! Et ils l’ont fait savoir à leur direction. Le moyen utilisé – une grève et un rassemblement, mardi, devant le siège social – est suffisamment rare dans le monde du tourisme pour qu’on s’y attarde. Quel motif peut bien avoir poussé divers syndicats (CFDT, CFTC, CGC/CFE) à appeler à 3 heures de débrayage général mercredi après-midi dans les agences du réseau ? Pas de surprise, la première des raisons invoquées est de celles qui poussent généralement les gens dans la rue : l’argent. Ou plus précisément le niveau de salaire. Comme l’explique Paul Lallemand, chef d’agence Thomas Cook, délégué syndical central CGC/CFE et vice-président du SNPT (syndicat national des professions du tourisme), « en tant que syndicats, nous ne faisons que suivre un mécontentement venant de la base ». Il ajoute : « Trois heures de grève, c’est symbolique, cela sert uniquement à faire prendre conscience à la direction dans quel état d’esprit sont les employés et finalement ça ne gêne pas trop les clients. » Reste que pour lui, la négociation sur les salaires – initialement les syndicats réclamaient 4 % d’augmentation de salaire en 2004, mais la direction n’en a accordé que 2 % – n’est pas la seule raison du mécontentement. Il estime en effet que « la pression mise sur les épaules des agents de voyages Thomas Cook depuis le lancement du nouveau TO est trop importante ». Evidemment, la direction a un point de vue légèrement différent. Pour Antoine Cachin, président du directoire de Thomas Cook, « 2 points d’augmentation, compte tenu de l’année que nous avons passée, ce n’est pas neutre ». Il ajoute : « D’autant que notre structure salariale est plutôt supérieure à celle du marché. » En ce qui concerne les conditions de travail des salariés, le président du directoire concède « un certain manque de communication ». Il précise : « Notre nouvelle politique commerciale leur donne peut-être l’impression que la pression est trop forte. » Mardi à 19 h, la direction comptabilisait 16 % d’agences fermées dans le réseau mais ne pouvait connaître l’étendue des débrayages partiels.

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