Les zones touristiques épargnées par le sous-développement de la santé

Distribution

Les hôpitaux du Sri Lanka, de République dominicaine, de Cancun ou d’Agadir sont bien notés.
Hormis dans les capitales, le niveau d’équipement est faible en Afrique de l’Est et de l’Ouest.
En Chine, 3 villes sont aux standards occidentaux mais toute « la nouvelle Europe » doit encore progresser.
Le groupe Mondial Assistance vient de procéder à une évaluation de 800 cliniques et hôpitaux dans 108 pays du monde. « Les pays les plus avancés ont été écartés de cette liste », souligne Alain Demissy, président de Mondial Assistance. Objectif : savoir quel est l’hôpital adapté au patient en fonction de la pathologie. Les établissements ont été visités et notés par les médecins chefs de Mondial Assistance, sous le contrôle de Guy Bellaïche, directeur médical du groupe Mondial Assistance. Il leur a été attribué non pas des étoiles mais des stéthoscopes (de 1 à 5). Au total, 30 % des établissements ne permettent au mieux que le traitement de pathologies simples (1 à 2 stéthoscopes). 32 % ont un niveau correct (3 stéthoscopes), 29 % sont considérés comme de bons centres (4 stéthoscopes) et seuls 9 % d’entre eux sont jugés capables de traiter toutes les pathologies (5 stéthoscopes). Sans grande surprise, toute l’Afrique de l’Ouest et de l’Est, à l’exception des grandes agglomérations comme Accra, Dakar, Nairobi, Mombasa, est très mal équipée. Mention spéciale toutefois au Ghana. En Afrique du Sud, en revanche, « le niveau est excellent ». En Afrique du Nord, les bonnes surprises viennent des zones touristiques, par exemple à Agadir. Au Moyen-Orient, la mention spéciale revient à l’Iran et le niveau de soin est tout à fait acceptable à Istanbul, Izmir, Ankara, Amman, Le Caire. En Asie, si la Chine rejoint « les standards occidentaux à Pékin, Shanghai et Shenzen », le niveau « est moyen ». Bons points pour le Sri Lanka, le Népal et l’Inde du Sud (Pondichéry) et une mention spéciale au Népal. Enfin, en Amérique latine, le niveau est très irrégulier – à l’exception des capitales – et la République dominicaine peut s’enorgueillir de bons résultats comme le Mexique dans des zones touristiques telles que Cancun. Enfin, mention spéciale pour le Panama. De manière générale, « le tourisme tire le développement vers le haut » comme en Croatie. Dans les pays d’Europe de l’Est, Mondial Assistance estime que l’on rencontre « des difficultés en dehors des capitales et des grandes villes de la nouvelle Europe ».
« Un outil qui pourrait servir aux TO clients de Mondial »
Que faire de cette classification des hôpitaux ? Alain Demissy, président du groupe Mondial Assistance, avoue qu’il ne le sait pas encore, à part, évidemment, le mettre au service de ses clients. « Travailler avec les tour-opérateurs, certainement », indique-t-il. Guy Bellaïche, directeur médical, souligne que « les établissements ont été prévenus avant la visite des médecins ». Il argumente : « Nos contrôleurs auraient pu être refoulés. Et on voit mal un hôpital changer du jour au lendemain ses normes de qualité. » Le médecin spécialiste souligne même que les évaluations « ont pu créer une certaine émulation comme cela a pu arriver entre deux cliniques privées à Agadir ». Il rappelle qu’il a « toujours travaillé avec ses concurrents assisteurs » quand ceux-ci l’interrogeaient sur tel ou tel niveau de qualité d’un hôpital ou d’une clinique. Alain Demissy conclut : « Il existe une énorme demande des consommateurs pour la garantie de la qualité des soins. »

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *