Michel Salaün : « nous avons un certain nombre de dossiers de reprises d’agences ouverts »

Distribution
Michel Salaün devant Manhattan.

Lors d’un déplacement à New York pour le lancement de Hugh!, la nouvelle marque de Salaün Holidays consacrée à la production USA-Canada du TO, Michel Salaün, PDG du groupe, a répondu à nos quelques questions sur sa stratégie, en matière de production et en matière de distribution.

 

Voulez-vous racheter un TO ?

Non, actuellement nous ne voulons pas reprendre de TO, surtout pas un TO parisien ! Nous sommes finistériens, avec notre propre culture. C’est très difficile d’intégrer une entreprise qui a une culture différente de la nôtre. On le voit dans le cas de TUI et Transat…

 

Seriez-vous intéressé par une offre « clubs » ?

Non pas du tout. Il y a suffisamment de monde très bien placé sur ce créneau. De plus, ça demande des équipes d’animation, des engagements terrestres, et nous n’avons pas l’expertise sur ce type de produits. Nous sommes un spécialiste des circuits. Je pense que l’on vend bien que ce que l’on connait bien.

 

Vous recherchez d’autres agences ?

Le groupe Salaün dispose actuellement de 127 points de ventes, dont 115 en France et 12 en Belgique. Nous sommes affiliés au réseau Havas pour un certain nombre d’agences, au réseau Thomas Cook pour d’autres et nous avons aussi quelques agences Selectour. Historiquement, notre réseau est surtout réparti sur la Bretagne. Nous avons 15 points de vente dans le Finistère, une soixantaine de points de ventes sur le Grand Ouest (Pays de Loire, Bretagne et Normandie), une quinzaine de points de vente à Paris et Ile de France depuis la reprise de Boiloris, une quinzaine de points de vente en Alsace-Lorraine avec Pauli et les agences Salaün, neuf points de ventes dans les Alpes Maritimes et, enfin, 12 agences en Belgique.

Aujourd’hui, nous avons encore des implantations à faire en Bretagne. Ainsi que dans les pays de Loire, en Normandie, sur l’axe Nice-Montpellier et aussi dans le sud-ouest. Dans le Sud-Ouest, nous venons d’ailleurs de reprendre une enseigne Thomas Cook à Hossegor. S’agissant d’éventuelles reprises, nous avons un certain nombre de dossiers ouverts. Certains d’entre eux pourraient aboutir rapidement.

 

C’est intéressant d’avoir son propre réseau ?

Notre réseau réalise en moyenne 35% des ventes de produits Salaün. Avec, bien évidemment, des disparités selon les agences. Les agences « historiques » Salaün peuvent se rapprocher pour certaines de 70% de ventes de produits Salaün. Mais les nouvelles acquisitions comme les agences Boiloris ou B Diffusion partent de zéro, mais les ventes Salaün y progressent très rapidement.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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