NDC : « la vente directe revient aussi cher aux compagnies aériennes que le GDS »

Distribution
Derek Sharp, directeur général du commerce aérien de Travelport.

Derek Sharp, directeur général du commerce aérien de Travelport, a adressé à la presse une tribune mettant en avant le rôle des GDS, et bien sûr de Travelport, dans le cadre de la mise en place inévitable par les compagnies de la norme NDC.

« Le temps des techniques de réservation manuelle est passé »

« L’année dernière, 300 000 billets d’avion en moyenne par jour ont été émis par Travelport et des plateformes de commerce du voyage similaires. Cela représente 30 % du volume mondial de billets émis.

 

Ces systèmes GDS ont prouvé leur efficacité pour les agences de voyages et les compagnies aériennes. Comme le disait Carlson Wagonlit à ses clients il y a quelques semaines, « le GDS est le seul système en ligne le plus puissant et aux possibilités les plus étendues. C’est lui qui nous permet d’apporter à nos clients et aux compagnies aériennes partenaires la valeur ajoutée et l’efficacité que nous leur apportons aujourd’hui. »

 

Dans le même temps, Iata a investi du temps et de l’énergie dans l’élaboration de nouvelles normes techniques appelées la « New Distribution Capability» (NDC), pour favoriser les connexions en ligne directes par API (applications) entre les compagnies aériennes et les agences et services de voyages d’entreprises. Son objectif déclaré est d’améliorer la différenciation des produits des réseaux de compagnies aériennes et de leur apporter un contenu riche et complet, en particulier pour les services additionnels, et un processus d’achat transparent.

Ce sont là d’excellents objectifs.

 

Travelport a apporté son soutien à leur mise en œuvre pour améliorer la vente de billets d’avion. C’est pourquoi nous avons lancé en 2013 l’une des premières suites de merchandising au monde, qui fournit actuellement à plus de 250 compagnies aériennes un outil riche et de qualité, permettant la comparaison des prix de 80 d’entre elles ainsi que 280 services additionnels de toutes sortes.

 

Nous avons déjà 24 compagnies aériennes connectées par API. La plupart des compagnies low cost, comme Easyjet, Ryanair et Airasia, distribuent déjà l’ensemble de leurs tarifs et services additionnels par notre biais, de cette façon.

 

La NDC est donc une nouvelle étape dans le développement de la technologie de vente de billets d’avion. Le succès de son déploiement dépend de la capacité des compagnies aériennes et de leurs partenaires techniques et services de réservation à obtenir une nouvelle série de certifications techniques de Iata. Le niveau 3 est le plus haut niveau de certification décerné par Iata aux entreprises pouvant démontrer leur capacité à gérer l’offre et la demande de manière globale.

 

Travelport, la première plate-forme de commerce du voyage à avoir obtenu les précédents niveaux d’homologation, est aussi la première à être désormais agrégateur-fournisseur certifié de niveau 3. Ayant obtenu cette certification, notre objectif est maintenant la mise en pratique de cette technologie. Cela suppose d’avoir des attentes réalistes quant à ses possibilités et de poursuivre sa mise en œuvre avec notre principale compagnie aérienne partenaire.

 

La NDC a un coût et n’est pas une solution idéale pour les agences ou compagnies aériennes cherchant à réduire leurs coûts ou à révolutionner le modèle actuel. Un rapport d’économistes indépendant publié en octobre a en effet démontré qu’en prenant en compte la publicité, le marketing, l’assistance clientèle et les frais de paiement, ainsi que les ressources considérables nécessaires à l’acquisition de nouveaux clients en ligne, la vente « directe » revient aussi cher aux compagnies aériennes que le GDS.

 

Il en va de même des services de réservation. Créer et entretenir des connexions NDC a un coût technique et n’apportera pas, par exemple, l’intégration des itinéraires, de la gestion, de l’automatisation, de la robotique, du contrôle qualité, des analyses et de la facturation. CWT a raison : le GDS est bien le seul système assez puissant et aux capacités aussi étendues.

 

C’est pourquoi l’économie mixte de la distribution continuera à évoluer. CWT met aussi en garde contre la « fragmentation du contenu, qui crée des recherches et réservations complexes et manuelles » en augmentant le volume d’opérations traitées hors GDS. Le temps des techniques de réservation manuelle est passé et nous devons être attentifs aux signes alarmants de son insidieuse réintroduction.

 

Aussi, pour que la NDC soit une réussite, nous devons nous assurer que sa mise en œuvre rend notre secteur plus simple et plus efficace. Au fur et à mesure que les volumes NDC augmenteront, nous travaillerons avec les compagnies aériennes à la modification des techniques et processus nécessaires.

Chez Travelport, nous nous y engageons, et nous cherchons aussi à rendre l’économie mixte efficace pour tous.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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