Pour Tourcom, les agences de voyages indépendantes « survivent »

Distribution

La convention de Tourcom se tient à partir de jeudi à Barcelone sur le thème du risque. Richard Vainopoulos, président, entend aussi démontrer à ses adhérents "par A+B" que sont réseau "par rapport à d'autres" est le plus rentable pour ses adhérents. Le président de Tourcom n'a pas sa langue dans sa poche. Il veut profiter de sa convention pour rappeler que son réseau a une action "beaucoup plus concrète" que d'autres, "consacrée aux adhérents" et que "l'on n'est pas là pour simplement montrer notre force". Il rappelle que, même si d'autres réseaux "annoncent deux fois plus d'agences que nous", Tourcom a "quand même des résultats bien supérieurs". Il entend aussi démontrer que "malgré la crise économique et même si l'on parle d'un PIB de 1% pour l'année prochaine", les agences de voyages "ont un résultat bien meilleur" que dans d'autres secteurs, notamment "grâce à la clientèle luxe et CSP plus". Quant aux agences "qui ne tournent pas", ce sont celles qui veulent rester "indépendantes" et qui vivent "grâce au système D ou à leur relations avec certains TO, alors qu'en fait, elles survivent". Il rappelle que son réseau travaille aujourd'hui sur "des ratios de rentabilité conformes aux normes du BSP ou de la SNCF". Quant à l'avenir, il indique que la stratégie de Tourcom est de mieux "s'implanter en France", pas forcément en nombre de points de ventes "mais en qualité ". Il entend aussi se développer à l'international. Pour le reste, les participants vont aborder la question du risque. En ligne de mire : le principe de précaution qui est devenu "un moyen, pour les pouvoirs publics, de se prémunir contre tout risque d’accusation de négligence". Selon Tourcom, "ce principe, invoqué presque systématiquement en cas de crise majeure, part d’une bonne intention, son utilisation irréfléchie peut engendrer des répercussions négatives sur l’ensemble de l’économie – aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers – comme l’ont démontré, entre autres exemples, l’épisode du nuage volcanique et la crise de la grippe H1N1. C’est pourquoi le réseau souhaite débattre sur le fond et essayer d’apporter des solutions nouvelles". Plusieurs invités interviendront sur cette question, comme Sylvie Brunel, géographe et économiste, auteur de "A qui profite le développement durable ?", Jean de Kervasdoué, économiste spécialisé sur les questions de santé, auteur de "La peur est au-dessus de nos moyens", Jean Serrat, ancien commandant de bord et consultant sur les questions aéronautiques, Hervé Mariton, député et rapporteur du budget des transports, Jacques Dopagne, directeur de la planification des opérations aériennes à Eurocontrol, et Michel Hunault, député et président du groupe d’études sur les assurances à l’assemblée nationale.

Publié par La Rédaction

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *