Sam Gilliland « Nous avons conscience des besoins des compagnies »

Distribution

Le PDG de Sabre interviendra lors de la 2e session du 14e Cannes Airlines Forum, dont le thème général est « Nouveaux marchés, nouvelles flottes, nouvelle organisation des transporteurs », sur un sujet tournant bien sûr autour des GDS : « Adaptation des GDS, la structure tarifaire va-t-elle changer? » On le sait, les compagnies mènent un combat acharné contre les coûts, notamment ceux de distribution… Les agents de voyages en savent quelque chose. Mais en la matière, la commission n’est pas la seule cible dans le viseur des transporteurs. On trouve aussi les frais de cartes de paiement et les fees des GDS. Et là, le patron de Sabre est en première ligne.
Sam Gilliland est PDG de Sabre Holding, l’un des leaders de l’industrie touristique. Il a rejoint le conseil d’administration et a été nommé PDG en décembre 2003. Avant de rejoindre Sabre Holding, en 1988, Sam Gilliland travaillait pour Lockheed Missiles et Espace à Austin, au Texas, où il développait des logiciels et du matériel de système de défense sol air. Il est diplômé de l’université du Texas à Dallas et de celle du Kansas.
Les booking fees sont dans le collimateur des transporteurs aériens, que peuvent proposer les GDS face à cette pression ?
« Nous sommes tout à fait conscients que bon nombre de compagnies aériennes doivent faire face à une politique de réduction des coûts. Comme nous l’avons déjà fait par le passé, nous envisageons de travailler en étroite collaboration avec les compagnies aériennes, les agences et les entreprises afin de proposer à tous ces acteurs des solutions répondant à leurs besoins respectifs. Nous recherchons constamment des solutions pour aider nos clients à réduire leurs coûts, y compris ceux qui sont liés à la distribution. Nous avions pris l’initiative de cette démarche en mettant en place le programme DCA-3, permettant aux compagnies aériennes de réduire leurs coûts de 10 %. Nos concurrents nous ont suivis dans cette direction. Nous continuerons à développer de nouveaux modèles, qui proposent une meilleure corrélation entre la valeur et le prix. Par ailleurs, nous sommes en cours de discussion avec un grand nombre de compagnies aériennes afin de réfléchir ensemble sur notre collaboration post-DCA. Ces discussions sont tout à fait saines et productives. »
L’émergence des GNES représente-t-elle un danger pour les GDS traditionnels ? Quelle sont leurs réponses ?
« Je pense que, bien que les compagnies aériennes apprécient l’offre globale fournie par les GDS, elles souhaitent aussi davantage de choix dans leurs modes de distribution. Il est donc aujourd’hui d’autant plus important de continuer à délivrer encore plus de valeur que les solutions alternatives. Nous prenons toujours toute nouvelle concurrence en considération. Cela dit, nous pensons qu’il est trop tôt, dans ce cas, pour avoir une opinion précise, car nous ne savons pas, à la fois, quels sont les produits proposés et leur tarification réelle. Ces solutions alternatives n’ayant pas encore un grand nombre de clients, il y a encore pour le moment beaucoup d’inconnues. »
Les progrès technologiques ne pourraient-ils pas, à terme, permettre aux transporteurs de se passer de GDS ?
« L’enjeu n’est pas seulement technologique. Il s’agit réellement ici de proposer un environnement de solutions dédiées à la fois au succès des compagnies aériennes, des agences de voyages et des entreprises… Pour être efficaces, nous pensons que les solutions développées doivent répondre aux besoins de tous ces acteurs. »

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