Selectour : Laurent Abitbol veut changer le modèle économique de la coopérative

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A Hammamet, Laurent Abitbol, président de Selectour, a remis en cause le modèle économique de la coopérative. "Nous avons atteint sa limite" a-t-il dit, "nous avons été au bout de ce modèle économique avec la plus belle étape : la fusion".
 

Aujourd'hui, "une agence Selectour de 3 personnes réalise 1,5 million d'euros par an en moyenne" ce qui n'est plus suffisant pour résister à la concurrence. Le patron de Selectour admire au passage le réseau Leclerc Voyages qui affiche la meilleure rentabilité par agent de voyages. "Leclerc fait 450 millions d'euros avec 130 agences, et nous, nous faisons la même chose avec 1.000 points de ventes, pour moi c'est une référence". Si cette "coopérative de 1970 était très bonne", Selectour est arrivé "au bout de la possibilité de faire des choses nouvelles". Pour lui, face à une concurrence accrue, il faut passer à la vitesse supérieure. Avec le modèle coopératif "on n'arrive pas à bien piloter les ventes, à faire obéir tout le monde" dit celui qui est aussi patron d'Havas Voyages. Il faut donc trouver un moyen d'obliger les adhérents à suivre la politique du siège, "et ça ne peut être que par l'argent". Il ne remet pas en cause le principe "1 homme – 1 voix" qu'il veut conserver, mais celui de la redistribution égalitaire (1=1) qui devrait plutôt se faire en fonction "des devoirs de l'adhérent". Il y a aujourd'hui plusieurs pistes, "c'est Jean-Marie Seveno qui s'occupe de ça". "Il faut aller vite", dit-il encore. Et même si "nous avons quelques années pour préparer cette transformation" il voudrait présenter un nouveau modèle "d'ici mars 2017". Mais la décision finale ne passera que par un vote commun lors d'une assemblée générale extraordinaire. "Ce sera le peuple Selectour qui votera !" lance celui qui se qualifie pourtant volontiers de "dictateur".

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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