Selon une étude American Express, voyager rend son travail plus intéressant

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"Loves and hates" 2007 est la dernière enquête d’American Express Business Travel. Son objectif est de mieux connaître les préférences des cadres dirigeants européens en matière de voyages d’affaires.Sur les facteurs entrant en ligne de compte lors de la réservation d’un voyage, c’est la fiabilité qui arrive en première position (99%), devant la sûreté (96%) et la sécurité aérienne (94%). A noter que le prix (84%) n’arrive qu’en sixième position pour les voyageurs européens. Les Français y sont cependant plus sensibles que leurs homologues européens. Ils sont 46% à le considérer comme "très important" (contre 37% en moyenne européenne). L’enquête révèle aussi que l’époque où les voyages d’affaires étaient réservés à une élite de cadres dirigeants est révolue. Aujourd’hui, le voyage d’affaires s’est banalisé et les dirigeants eux-mêmes doivent souvent se plier à des politiques voyage strictes. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles les voyageurs interrogés ne sont que 16 % en France (14 % en moyenne européenne) à dire que le prestige représente pour eux un bon côté du voyage d’affaires. Pour les trois quarts des voyageurs d’affaires, l’aspect le plus attrayant des déplacements professionnels est qu’ils rendent leur travail plus intéressant. 67 % des voyageurs d’affaires français apprécient de rencontrer de nouvelles personnes et de nouer de nouvelles relations. Par ailleurs, 44 %, contre seulement 32 % en moyenne européenne, apprécient de pouvoir se ménager du temps pour les loisirs.

Des salles de bains douteuses

Par ailleurs, interrogés sur ce qui pourrait rendre leurs déplacements plus agréables, 26 % disent que leur principal désir serait de pouvoir être accompagné par un ou plusieurs membres de leur famille ou par des amis. L’hébergement, l’accès à l’information et les équipements disponibles figurent également parmi les facteurs plébiscités. Autre enseignement : les voyageurs d’affaires français s’avèrent en général encore plus exigeants que leurs homologues européens à l’égard des hôtels : 70 % d’entre eux (contre 63 % en moyenne européenne) déplorent les lits inconfortables, 67 % (contre 63 %) les mauvaises odeurs dans les chambres, 66 % (contre 66 %) les salles de bains douteuses. Ils sont aussi 42 % (contre 32 % en moyenne européenne) à regretter le caractère impersonnel du service. Enfin les voyageurs français sont aussi les plus pointilleux à l’égard des loueurs de voiture. Ils déplorent en particulier l’attente lors de la restitution des véhicules (58% contre 44% en moyenne européenne) et la distance géographique entre les aéroports et les bureaux de location (54% contre 40%).

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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