Téléchargée plus de 460 000 fois, l’application Départ Demain a trouvé sa place

Fondée par Michel-Yves Labbé en 2014, Départ Demain, qui emploie deux salariés, est aujourd’hui rentable. L’application, qui permet aux tour-opérateurs d’écouler des invendus, a déjà été téléchargée plus de 460 000 fois.

Dernier maillon de la chaîne

« Dans les aéroports allemands, les tour-opérateurs vendent au comptoir des produits dégriffé en dernière minute, c’est ce concept que j’ai voulu développé avec l’application Départ Demain ». Rentable, Départ Demain revend à petit prix les invendus des tour-opérateurs les mardi et jeudi  et le mercredi avec Vente Privée. « Nous sommes le dernier maillon de la chaîne, d’où ces petits prix  mais je n’accepte pas tout, je viens par exemple de refuser de mettre en ligne une offre sur l’île Maurice car l’hôtel, un deux étoiles, ne me plaisait pas » ».

L’opinion du patron

Michel-Yves Labbé,  qui a été directeur de la production de Jet tours et fondateur de Directours, a la capacité de repérer les offres qui colleront aux attentes des clients. « Depuis le lancement, je n’ai eu à gérer qu’un seul litige ». Il donne la recette : « Je rédige des textes où je donne mon avis sur les produits. Je fais passer des messages avec un ton décalé. Par exemple, « l’imagination du cuisinier atteint vite ses limites ». Bref, ce n’est pas de la promo pour de la promo.

Bouche à oreille

Il  explique : « On m’a dit qu’il fallait écrire court, j’ai écrit long. On m’a aussi dit qu’il fallait faire de la publicité sur Facebook, je n’ai pas dépensé un euro ». Son passage dans des émissions de télévision comme Capital a fait connaitre le concept au grand public  et le bouche à oreille qui a suivi permet  à Départ Demain de pouvoir s’appuyer sur une base de 460 000 téléchargements.

 

Départ Demain emploie deux salariées qui travaillent de chez elles, l’une est basée dans le Lot et l’autre à Versailles. Par ailleurs, Michel-Yves Labbé, qui avait pris un stand au sein du village digital lors du dernier IFTM Top Resa, se dit très satisfait des contacts qu’il a pu prendre : « Certains tour-opérateurs nous contactent directement et nous allons aussi à leur rencontre ».

 

Publié par Laurent Guéna

Rédacteur en chef adjoint - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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