Thomas Cook investit de plus en plus en France

Distribution

Rachat d’Havas par TUI : Wim Desmet contre-attaque.
Un modèle unique sur le marché avec des TO maison.
Un site grand public pour Neckermann vient d’être lancé.
Wim Desmet, président « intérimaire » du directoire de Thomas Cook France, ne pratique pas la langue de bois. Il tient, avant tout, à couper court à toutes les rumeurs. « Nous ne sommes pas à vendre. Nous venons d’ailleurs d’investir pour connecter les systèmes informatiques de la France vers le siège à Francfort. A quoi cela servirait-il si nous cherchions à vendre ? » Surtout, Wim Desmet est très remonté contre TUI qui vient de racheter la marque Havas Voyages. « Nous avons une armée d’avocats qui travaille sur le dossier, explique-t-il. Et, surtout, il faut rappeler aux points de vente intéressés qu’ils n’auront pas le droit de vendre de la billetterie affaires avant 2010 compte tenu d’une clause de non-concurrence. » En somme, Wim Desmet, qui avoue volontiers avoir été ému par ce rachat, contre-attaque. « On ne va pas tendre l’autre joue. » Et il argumente : « Quelle agence peut aujourd’hui se passer de la billetterie affaires ? Les points de vente ne peuvent être 100 % tourisme. Si nos concurrents veulent la guerre, ils auront la guerre. » L’expérimenté Wim Desmet (25 ans de carrière chez Thomas Cook) lance donc un message fort aux franchisés – le réseau se développe actuellement en recrutant des franchisés – et aux candidats intéressés. Il tient à préciser : « Aucun de nos franchisés ne nous a fait part de sa volonté de travailler sous la marque Havas. » Et d’ajouter : « Nous sommes plus forts que jamais. Nous offrons un concept unique sur le marché. Si nous sommes avant tout un distributeur généraliste, notre tour-opérateur maison offre des produits exclusifs à notre réseau qui collent à notre identité. » En effet, pour Wim Desmet, la marque Thomas Cook, attire « une belle clientèle ». C’est pourquoi le responsable se félicite de la montée en gamme du Club Med, qui malgré son ouverture à d’autres agences, demeure le premier partenaire de Thomas Cook. « Nous avons quand même perdu quelques points de part de marché », avoue Wim Desmet. Avec Neckermann, « commercialisé en semi-exclusivité par notre réseau », Thomas Cook prend aussi en compte les évolutions du marché. « Volume, prix et qualité », résume Wim Desmet. « Neckermann ne sera certainement pas revendu par 5.500 agences de voyages, nous recherchons au maximum 1.000 points de vente ». De plus, Wim Desmet rappelle que la billetterie ne représente que 40 % de l’activité du réseau. « Un avantage à l’heure de la mise en place du nouveau modèle économique. » Il précise qu’un site Internet B to C vient d’être lancé (Neckermann-voyages.fr). Autre force : « Une armée d’acheteurs qui permet aux agences de pouvoir bénéficier de stocks. » Enfin, impossible d’arracher le nom du futur patron de Thomas Cook que Wim Desmet doit recruter. « Dans les prochaines semaines, nous pourrons divulguer les noms du président du directoire tout comme celui du directeur général. » Même discrétion quand il s’agit de parler de l’action du G4. « Nous travaillons sur nos intérêts communs. C’est parti ! »

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