Tourcom espère fédérer 460 points de vente fin 2004

Distribution

Une augmentation de 11 % espérée ; fin 2003, 410 agences étaient adhérentes.
Un solde positif de 8 points de vente malgré la radiation de 62 membres.
Une nette domination des petites structures : 410 agences pour 270 licences.
À l’occasion de l’assemblée générale de Tourcom, qui s’est tenue vendredi dernier à Paris, le réseau souligne dans son rapport moral que le nombre de points de vente devrait avoisiner 460 à la fin de l’année 2004. Fin 2003, le réseau comptait 410 agences, soit une augmentation espérée de 11 %. Fin 2000, « seuls » 291 points de vente étaient adhérents du réseau ». Avec franchise, Richard Vainopoulos, président de Tourcom, précise que ses « prises de position sur des sujets tels que la loi de 92 ou encore sur la disparition des commissions ont séduit beaucoup d’indépendants ». Il ajoute immédiatement : « Ce n’était pas le but. » Il ne s’agit toutefois pas d’une course forcenée au recrutement : le réseau a radié 62 points de vente en 2003 dont un tiers à la suite d’une décision du conseil de discipline pour manquement grave à la solidarité du réseau. Parmi eux, Camelia Welcome juste avant son rachat par Fram agences. Néanmoins, le nombre d’adhésions conjugué au nombre de radiations a permis au réseau de bénéficier d’un solde positif de 8 points de vente. Autre chiffre caractéristique : les 410 agences membres sont détenues par 270 licences, ce qui confirme une domination très nette des petites structures indépendantes au sein du réseau. De plus, en 2003, les agences en région représentaient 61 % des adhérents contre 51 % en 2001. Enfin, quatre nouveaux tour-opérateurs ont été référencés : Mille Lieux, Marmara/ Etapes Nouvelles, TUI et MSC Croisières. Et six producteurs ont été déréférencés en raison de la faiblesse de leurs ventes au sein du réseau : Croisitour, Bleu Ciel, Lusitania, le Cercle des Vacances, Royal Tours, Top of Travel. A noter aussi que Tourcom Solidarité, qui aide les adhérents à régler leurs litiges, devrait diffuser à la fin de l’année un nouveau document sur « les meilleures solutions pour prévenir la plupart des litiges et des contentieux ».
Supprimer la valeur faciale des billets
Richard Vainopoulos, président de Tourcom, n’attend pas avec impatience le barème des grilles de frais de la compagnie nationale. « Je ne m’occupe pas de ce que fait Air France, nous sommes déjà en train de préparer nos barèmes. » Surtout, il milite pour la suppression de la valeur faciale des billets d’avion. « Il est hors de question que les compagnies, alors qu’elles nous volent nos commissions, refusent de supprimer les contraintes commerciales qui y sont liées. Il est aussi hors de question que les compagnies maintiennent leur prix de vente sur les billets et, ce faisant, limitent notre liberté de fixer notre propre prix de vente. » Pour le bouillonnant Richard Vainopoulos, l’agent de voyages ne doit pas avoir de complexes – « de toute façon, face aux compagnies aériennes, on ne peut rien, elles sont trop puissantes – » et doit se mobiliser comme cela a été le cas pour le débat autour de la réforme de la loi du 13 juillet 1992. « Il est inacceptable qu’un producteur impose son prix à un distributeur alors qu’il ne lui verse plus de commission. Si c’est nécessaire, j’appellerai les agences de voyages à se mobiliser, à défendre leurs droits, que ce soit à Paris ou à Bruxelles. » Et de rappeler : « Nous sommes nombreux et nous sommes performants, nous sommes en réseau et nous sommes forts. »

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *