TUI met sous tension les agences de voyages

Distribution

Selon un article de la plate-forme belge Travel 360°, le nouveau directeur Ventes & Marketing de TUI Allemagne ne trouve « pas censé » que les conseillers de voyages soient payés « à hauteur de 10% (Ndlr : taux en vigueur là-bas) du chiffre d’affaires à partir de la première réservation ». Une déclaration qui met le feu à la distribution outre-Rhin et qui pourrait trouver un nouvel écho en France.

 

Dans un entretien au Figaro, en date du 31 octobre, Fritz Joussen, président du directoire, expliquait pourquoi il était si difficile d’être rentable en France malgré une position de leader : « La France est un marché complexe car les coûts de distribution sont les plus élevés d’Europe. Nous devons continuer à améliorer nos structures de coût ». A l’image de ce qui se prépare en Allemagne.

Hubert Kluske, nouveau directeur Ventes & Marketing de TUI Allemagne, qui n’est pas issu du monde du voyage, constate avec surprise dans le magazine professionnel FVW que « différentes sociétés coopératives et des chaînes d’agences de voyages souhaitaient négocier le seuil minimum de rémunération de la vente de voyages à 10% ». En réaction à cette déclaration, l’association de distributeurs Schmetterling déclare que leurs membres ont « besoin d’au moins 11% à partir de la première réservation ».

 

Aujourd’hui, précise Travel 360°, TUI Duitsland paie, selon les conditions de vente standard, 7,5% de commission à partir de la première réservation (… ). Il faut réaliser un chiffre d’affaires de 175.000 euros pour obtenir une commission de base de 10%. A partir de 625.000 euros, l’agent de voyages peut obtenir 11%.

Cette situation au sein de TUI, nous dit l’article de Travel 360°, ne sera « pas seulement suivie en Allemagne, mais aussi dans d’autres pays avec une attention toute particulière ». Quelles peuvent être les conséquences en France ? TUI aura t-il les moyens d’imposer sa stratégie à la distribution ? Alors que les nouveaux contrats de référencement de Selectour doivent être divulgués lors du congrès du réseau à Dubaï (du 5 au 9 décembre), Stéphane Le Coz, directeur de la distribution indirecte chez TUI, faisait part lors de la récente convention Manor de la situation « totalement intenable » du tour-opérateur face au « diktat » du distributeur.

 

La distribution est-elle trop chère ? N’hésitez-pas à nous faire part de vos réactions.

 

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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Vos réactions (2)

  1. La france n est pas l Allemagne et ne sera jamais
    Nous avons des valeurs et heureusement que tui n a pas le monopole en france et n est pas prêt de l avoir

  2. TUI n’est pas le premier TO à penser baisser des commissions jugées trop élevées.
    On sait que ça n’a jamais été couronné de succès..
    Après c’est vrai que TUI occupe une position très forte sur le marché et que ça lui donne un avantage pour y arriver. Enfin peut être
    Qu’en pensent les dirigeants de nos réseaux ? On aimerait bien savoir

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