Comité interministériel du Tourisme : les 6 annonces à connaître

Economie
Les Français vont pouvoir partir en vacances cet été. ©Adobe Stock

Le Premier ministre a pris la parole à l’issue d’un Comité interministériel du Tourisme hors norme Le plan de relance du tourisme représente un engagement sans précédent de 18 milliards d’euros pour les finances publiques. Le Quotidien du Tourisme fait le point.

 

1/ Les vacances en France sont autorisées

 

Après des semaines d’attente, cette annonce était certainement la plus attendue : les Français vont pouvoir partir en vacances en France cet été en métropole et en Outre-mer. « Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et au mois d’août », a annoncé le Premier ministre, sous réserve toutefois « de possibles restrictions très localisées » en fonction de l’évolution de l’épidémie de coronavirus.

 

2/ Feu vert pour les réservations estivales

 

Les Français peuvent dès aujourd’hui commencer à organiser leurs vacances d’été :  Ils « peuvent prendre leurs réservations », a-t-il affirmé. Valérie Boned, secrétaire générale des Entreprises du Voyage, a réagi sur BFM TV à cette bonne nouvelle : « Il faut profiter de cet espace ouvert pour préparer les vacances (…) Nous allons privilégier la vente de la France en agences de voyages, qui représente déjà 33% des réservations », a-t-elle indiqué jeudi en début d’après-midi.

 

3/ Les voyages en France annulés seront remboursés intégralement

 

C’est une mesure inédite prise par les professionnels du tourisme : « Les acteurs du tourisme, de l’hôtellerie, se sont engagés à faire en sorte qu’ils (les clients, ndlr) soient intégralement remboursés dans l’hypothèse où l’évolution de l’épidémie ne rendrait pas possible le départ en vacances ».

« Cette garantie intégrale du remboursement jusqu’au dernier moment porte sur les voyages en France en juillet et août. Nous voulons rassurer les clients : si leur voyage n’est pas possible en France, nous rembourserons, nous nous y engageons », a confirmé Valérie Boned.

 

4/ Les dispositifs sur le chômage partiel et le fonds de solidarité prolongés

 

Deux revendications du secteur ont été entendues par le gouvernement : le recours à l’activité partielle sera possible jusqu’à la fin du mois de septembre 2020 dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui. « Il restera ensuite ouvert si les activités reprennent trop doucement » mais dans des conditions qui seront « revues ». Edouard Philippe a rappelé que la « quasi totalité du secteur a aujourd’hui recours au chômage partiel ».

De plus, l’accès au fonds de solidarité, pour les entreprises du secteur des cafés, hôtels, restaurants, du tourisme, de l’événementiel, du sport et de la culture, sera prolongé jusqu’à fin de l’année 2020 pour les entreprises ayant jusqu’à 20 salariés et 2 millions d’euros de chiffre d’affaires.

 

5/ De nouvelles aides pour soutenir le secteur

 

« Le gouvernement ne veut pas prendre le risque de laisser sinistré un secteur si important pour le pays », a affirmé Edouard Philippe.

Plusieurs nouvelles mesures ont donc été annoncées comme la création d’un prêt garanti Etat « saison » dédié au secteur et plus favorable que le prêt garanti classique avec un plafond qui peut atteindre le chiffre d’affaires des 3 meilleurs mois de l’année précédente, mais aussi une rallonge de l’enveloppe de BPI France qui passe de 250 millions d’euros à 1 milliard d’euros. « Cela va permettre à beaucoup d’acteurs de passer cette étape dans de bien meilleures conditions », estime le Premier ministre.

 

De plus, les banques se sont engagées à systématiquement proposer aux PME du secteur un report des mensualités de tous leurs prêts sur 12 mois et non plus sur 6 mois.

 

Les cotisations sociales et patronales dues entre mars et juin seront par ailleurs exonérées et cela « tant que la fermeture durera ». Enfin, un crédit de cotisation de 20% des salaires versés depuis février sera accordé aux entreprises pour accompagner la reprise d’activité. Il sera imputable sur l’ensemble des cotisations dues. « C’est sans précédent », note Edouard Philippe.

Au total, ces allègements de cotisations représentent plus de 2 milliards d’euros d’aides directes. « C’est massif, c’est nécessaire et cela produira l’effet recherché », a-t-il affirmé.

 

6/ Vers une réouverture des restaurants dans les zones vertes le 2 juin

 

Certains restaurateurs entrevoient peut-être le bout du tunnel. Edouard Philippe a annoncé une possible réouverture des cafés et restaurants dans les prochaines semaines.

« Nous devons fixer un cap et ouvrir les horizons », a indiqué le Premier ministre. Pour les cafés et restaurants situés dans les zones vertes, « une réouverture le 2 juin pourra être envisagée si l’évolution de l’épidémie ne se dégrade pas et sous réserve que les mesures sanitaires recommandées par le Haut Conseil de Santé publique soient parfaitement respectées », a-t-il annoncé. Cette date devra être confirmée lors de la semaine du 25 mai.

 

En attendant, « il faut que notre capacité à contenir l’épidémie soit démontrée jusqu’au 2 juin et que les restaurateurs » se préparent à « appliquer les protocoles sanitaires », a-t-il précisé.

 

De son côté, l’UMIH a fait savoir que le travail en lien avec les services de l’Etat sur les protocoles sanitaires n’est pas terminé.

 

Concernant les restaurants situés en zone rouge, aucune date de réouverture n’a été annoncée.

Publié par Céline Perronnet
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