La chronique « people » de Katia : Bruno Salomone rêve d’Australie, « les kangourous, les koalas, les communautés, les hippies »

Entretien

Ne mangez pas de pop corn à côté de lui… Vous pourriez le regretter ! Pourquoi ? La réponse en avril avec la sortie d’un nouveau livre, aux éditions du cherche midi, qui nous emmène dans le monde de la « misophonie ».  La carrière de Bruno Salomone est un éventail artistique qui lui ressemble : touchant, charismatique et d’une poésie où l’absurde joue la symphonie. Après, « Fais pas si fais pas ça » « Kamelott » « Brice de Nice » aux côtés de son ami Jean Dujardin, celui qui fait la voix off de Burger Quiz et qui donne des étoiles dans les yeux des enfants, déguisé en « Médusor » sera, à partir de septembre 2019, à l’affiche d’un nouveau spectacle qui se promet d’être « fulgurant ». En attendant de vous régaler de toutes ces surprises, vous pouvez encore courir le voir sur scène grâce à la fin de la tournée « d’Euphorique » un spectacle drôle et plein de profondeur – récompensé d’un globe de cristal – où il offre au public une performance incroyable : celle de jouer 43 personnages différents, et comme il n’aime pas répéter les choses : il est certain que les dernières dates seront pétillantes. Et lorsqu’il prend le temps de se poser, Bruno Salomone aime les voyages… Action !

 

 

Quotidien du tourisme : Quelle est la nourriture la plus particulière que vous ayez mangée lors d’un voyage ?

Bruno Salomone : Au Cap Vert, c’était un monsieur sénégalais, hyper sympa qui nous a accueillis chez lui. Et comme il était tellement sympa – et pourtant j’avais déjà mangé, mais je me suis dit « il nous accueille, ça lui fait plaisir, je ne vais pas l’offenser ». Il nous a donc servi une sorte de semoule, j’ai vraiment cru que c’était du sable, je pense que ce n’était pas cuit (il imite le bruit de la nourriture), et la viande était très bizarre, il y avait du sang, beaucoup de sang. J’avais vraiment du mal à manger. Et à un moment je passe devant la cuisine et je vois qu’il n’y avait pas de frigo. La personne n’avait pas d’argent en fait. La viande était à même le sol. C’était assez particulier, mais surtout, ce que je me dis c’est que l’on ne se rend plus compte de ce tout ce que l’on a entre l’eau courante, le chauffage, l’électricité, la bouffe, la qualité… Nous on en est au bio. Je suis encore touché par cet accueil et ce goût dans la bouche.

Une anecdote de voyage ?

BS : C’était avant l’ouverture du parc Disney. En 1991. On est parti en tournée promotionnelle en Europe. J’incarnais le personnage de Dingo et en Allemagne j’ai vécu deux choses très fortes une assez drôle et l’autre beaucoup moins. D’abord, j’ai serré la main à Mickaël Jackson donc déguisé en Dingo ! Et ensuite, nous sommes allés dans un hôpital pour enfants malades en Allemagne de l’Est, c’était donc deux ans après la chute du Mur. Non seulement j’étais dans un costume qui représente le capitalisme absolu, mais j’étais entouré par ces enfants où compte tenu de leur état de santé il était évidemment très difficile de les faire sourire. Cela m’a cela m’a profondément marqué.

Quel est le pays qui vous a le plus marqué ? 

BS : Deux pays m’ont marqué et d’une façon totalement différente et ce sont des opposés ! L’Afrique du Sud et la Laponie. La Laponie, j’y suis resté très peu de temps, mais j’ai adoré. J’ai vu le Père Noël ! Mais attention : j’ai vu le vrai et sans son costume ! Il m’a dit « Chutttt… Si tu le dis, je te bute », et j’ai compris que c’était une mafia. Sinon plus sérieusement, ce sont les rênes en liberté, les lacs gelés, les aurores boréales – et même si je ne suis pas resté longtemps j’en ai vu ! On est dans un autre monde. C’est sublimissime.

L’Afrique du Sud… Déjà ce sont les gens. J’étais à Johannesburg et Cape Town. J’ai adoré, on rencontre vraiment des gens que l’on n’a pas l’habitude de croiser tous les jours. C’est hallucinant. Et c’est d’une beauté incroyable. J’ai fait les réserves, j’ai vu des hippopotames, des léopards, j’ai fait le touriste, je me suis baigné avec des requins blancs – « pas directement avec eux, hein, dans une cage ». C’était génial, magique, vraiment magique.

 Et en France, la région que vous aimez le plus ?

BS : Je suis attiré par le Sud car j’ai grandi vers Marseille, mais j’avoue que j’aime beaucoup la presqu’île de Giens. Toutes les îles d’or, vers Hyères, Toulon. Les flamands roses, c’est un autre monde, c’est sublime…  mais c’est un peu blindé de touristes dès qu’il y a un rayon de soleil. Il y a quelques années, j’avais fait la voix d’un documentaire « le plus beau pays du Monde » réalisé par Frédéric Fougea, La France est d’une richesse incroyable et insoupçonnée. On n’en a pas conscience.

Avez-vous des souvenirs de voyages lorsque vous étiez enfant ?

BS : C’était sûrement en France ou en Italie. Mais j’ai peu de souvenirs de voyages lorsque j’étais enfant.

Avion ou train ? Mer ou montagne ?

BS : je préfère train mais on va moins loin. Sinon, je suis patin à roulettes. Et je suis plutôt mer, même si l’idéal c’est d’avoir les deux … Comme en Corse.

Quel pays rêvez-vous de découvrir ?

BS : L’Australie, depuis tout petit je suis intrigué mais … c’est loin. Très très très loin. – Enfin, ça dépend où on se place – Mais j’aimerais découvrir ce pays pour les kangourous, les koalas, les communautés, les hippies. Mais… C’est loin !

Plutôt nature ou plutôt ville ?

BS : J’ai visité la plus grande forêt urbaine – la forêt de Tijuca – à Rio au Brésil. Ce serait génial de pouvoir faire fusionner les deux. Mais, sinon je choisis la nature.

Ce que vous mettez en premier dans votre valise ?

BS : Ma trousse de toilette, même si il m’arrive d’oublier ma brosse à dents ! Donc, forcément, j’en rachète une. Mais ça intéresse les gens ? (Rires). Cependant, je fais tout pour le jamais faire la même chose, ne faire jamais faire le même geste. Donc en premier en premier dans ma valise je peux mettre un slip ou un tee-shirt. Je déteste la répétition, donc je ne mettrai jamais la même chose en premier dans ma valise.

Une photo de vacances que vous aimez particulièrement ?

BS : Quand j’étais à Aqualand avec mon cousin. On avait 17 ans et j’ai vraiment adoré les vacances. Un merveilleux souvenir.

Un voyage en amoureux

BS : Dans le Lubéron ! (rires). En tous les cas, ce n’est pas parce que je suis amoureux que je vais aller à Prague ou à Venise. C’est la personne qui me donne envie, c’est un ressenti, une émotion.

Entretien réalisé par Katia Darani

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