Repères historiques de Chypre

Chypre

8200-3900 avant J.-C. : au néolithique, premières traces d’occupation  humaine dans des villages du littoral comme celui de Khirokitia.
2500-1500 avant J.-C. : la découverte de mines de cuivre fait la richesse de l’île, qui commerce avec l’ensemble du Proche-Orient et avec l’Egypte.
Vers 1400 avant J.-C. : les Grecs s’établissent sur l’île.
1050-325 avant J.-C. : comptoirs phéniciens et invasions successives des Assyriens, des Egyptiens et des Perses.
333-325 avant J.-C. : Alexandre le Grand, roi de Macédoine, intègre Chypre à son empire.
325-58 avant J.-C. : Chypre est rattachée à l’état hellénistique des Ptolémées d’Egypte, dont la dernière descendante fut Cléopâtre.
58 avant J.-C.-330 après J.-C. : période romaine. Christianisation de l’île par saint Paul et saint Barnabé.
330-1191 : à la suite de la division de l’Empire romain, Chypre tombe sous la tutelle de Byzance.
ive siècle : des tremblements de terre détruisent les cités antiques.
xiie siècle : nombreuses constructions de monastères.
1191 : lors de sa troisième croisade vers Jérusalem, Richard Cœur de Lion se rend maître de Chypre.
1192-1489 : règne des Lusignan, une famille française d’origine poitevine.
1484-1571 : période vénitienne.
1571-1878 : Chypre est une province de l’Empire ottoman.
1878 : la Grande-Bretagne reçoit le contrôle administratif de Chypre, qui reste une possession ottomane jusqu’en 1914.
1925 : Chypre devient une colonie de la couronne britannique.
1931 : premières manifestations des Chypriotes grecs en faveur de l’union (l’Enosis) de Chypre à la Grèce .
1955-1959 : lutte armée des Chypriotes grecs contre le pouvoir colonial. De leur côté, les 17% de Chypriotes turcs désapprouvent l’idée d’un rattachement à la Grèce.
1960 : indépendance de l’île. Naissance de la République de Chypre avec un gouvernement bicommunautaire.
1963 : fortes tensions intercommunautaires. La Turquie menace d’envahir Chypre.
15 juillet 1974 : tentative de coup d’Etat perpétrée par l’armée grecque présente à Chypre, en faveur d’un rattachement de l’île à la Grèce (fomenté par la dictature des colonels alors au pouvoir en Grèce).
20 juillet 1974 : les forces armées turques débarquent sur Chypre et prennent le contrôle de 37 % du territoire : tout le nord de Chypre et la moitié de Nicosie, la capitale. Chypre est dès lors, et encore aujourd’hui, divisée en deux : la partie sud reste un État indépendant contrôlé par la République de Chypre, tandis que le Nord est sous occupation militaire turque (autoproclamé "Etat fédéré turc" en 1975 puis "République turque de Chypre du Nord" en 1983). Elle n’a jamais été reconnue par aucune instance internationale ni aucun pays à part la Turquie.
La partition de l’île et l’instauration d’une "Ligne Verte" (zone tampon longue de 180 km séparant les deux parties de Chypre et surveillée par 1200 Casques bleus) aboutissent des deux côtés à un exode massif : 1600 Chypriotes grecs sont portés disparus dans la zone occupée, 200 000 sont contraints de fuir vers la zone sud, tandis que des dizaines de milliers de Chypriotes turcs regagnent le Nord.
1988 : demande d’adhésion à la CEE.
24 avril 2004 : à la suite du plan de réunification proposé par Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, un référendum est organisé : les Chypriotes turcs votent massivement pour, les Chypriotes grecs contre (à 78 %). L’île reste donc divisée.
1er mai 2004 : la République de Chypre fait son entrée dans l’Union européenne.

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