Quels sont les incontournables de Prague ?

La République Tchèque

La « cité aux cent clochers », est l’une des plus belles villes d’Europe. Rien n’est plus facile et agréable que de la découvrir en arpentant ses dédales de ruelles, de passages et de cul-de-sac, ses ponts, ses parcs et ses rives. Parmi toutes les merveilles dont il faut profiter certaines sont prioritaires. Perché sur une colline, Hradcany, le quartier du Château, offre l’un des meilleurs points de vue sur Prague, permettant d’en mesurer la beauté. Un panorama magique où s’admirent les clochers de 207 églises et les 17 ponts enjambant la Vltava (Moldau). Le Château de Prague (Prazsky Hrad), résidence du chef de l’état tchèque, protège dans son enceinte un assemblage de cours, de palais et de petites rues pavées comme la pittoresque Ruelle d’Or où œuvraient autrefois les alchimistes et où Franz Kafka séjourna quelques siècles plus tard. Il abrite aussi la majestueuse cathédrale Saint-Guy, lieu de sacre et demeure séculaire des rois de Bohême. Le quartier de Mala Strana, le « Petit Côté », foisonne de maisons bourgeoises, de petits palais et de magnifiques jardins. L’extraordinaire monastère de Strahov, le plus ancien de Bohème, détient une bibliothèque riche de près d’un million d’ouvrages. En descendant vers le fleuve, on arrive sur le magnifique pont Charles, l’un des plus beaux et des plus longs ponts médiévaux d’Europe. Orné de 30 statues baroques représentant des saints, il permet de gagner Stare Mesto, la « Vieille Ville », sans oublier en le traversant de faire un vœu en touchant la statue de Saint-Jean-Népomucène. Il faut se perdre dans le labyrinthe de petits passages et de venelles étroites pour goûter le charme préservé de toutes les ruelles médiévales du plus ancien quartier de la capitale. Sur la place de la Vieille Ville, garnie de terrasses de cafés, la richesse architecturale s’étale sur les demeures colorées, l’église Notre Dame de Tyn et l’Hôtel de Ville dont la tour, haute de 70m, offre un point de vue magnifique. Sur sa paroi, la célèbre horloge astronomique s’anime à chaque heure au son d’une cloche tirée par un squelette pour laisser défiler le Christ suivi des 12 apôtres.
Josefov, l’ancien ghetto de Prague témoigne des discriminations raciales et religieuses envers les juifs jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. Son vieux cimetière aux 12 000 stèles serrées les unes contre les autres et ses synagogues transformées en musées livrent cette part d’histoire. La synagogue Vieille-Nouvelle, le plus vieux sanctuaire juif d’Europe, date du XIIIème siècle et sert de lieu de prière depuis plus de 700 ans. Au tournant du XXème siècle, la reconstruction de ce quartier donna aux architectes avant-gardistes praguois l’occasion de s’exprimer au travers du cubisme. Dans la rue Celetna, le plus important bâtiment de ce style, la Maison de la Vierge noire, fut érigé par Josef Gocar entre 1911 et 1912 comme un manifeste de modernité. Il abrite le musée du cubisme et des collections d’art tchèques et internationales consacrées à ce mouvement tant en peinture et sculpture qu’en arts appliqués.
Dans le domaine des musées, Prague se révèle fascinante. La Galerie Nationale expose la plus complète collection d’art du pays. Le palais Kaunicky abrite le musée Mucha, consacré à l’artiste tchèque le plus connu au monde qui lança à Paris le style Art nouveau avant de revenir chez lui pour réaliser certains vitraux de la cathédrale Saint-Guy. Un grand nombre de ses œuvres parisiennes incarnant l’esprit « Belle Epoque » des années 1900 sont visibles. Le musée Kampa d’Art moderne, installé dans un ancien moulin à eau sur l’île éponyme, fut fondé par les époux Mladek, collectionneurs d’œuvres d’artistes d’Europe centrale persécutés par le pouvoir communiste. L’aménagement intérieur de la villa offre une vue privilégiée sur le fleuve. Prague séduit aussi les amateurs de grande musique. Les plus célèbres répertoires se jouent dans trois salles prestigieuses. Le Théâtre des Etats, fut inauguré en 1783. Mozart choisit cet élégant édifice baroque aux tons verts pastel pour y donner la première représentation de son Don Giovanni, en 1787. Le Théâtre National vit le jour en 1868 sous fond de contributions volontaires populaires, symbolisant le réveil national au XIXème siècle. La communauté allemande, en réaction, construisit l’Opéra d’Etat où défilèrent les plus grands noms de la musique, de Gustav Mahler à Richard Strauss.

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