La montagne omanaise revêt-elle aussi une dimension culturelle ?

Le Sultanat d'Oman - Edition spéciale Aventure

Oui. La découverte des monts Hajjar permet aisément de visiter les nombreux forts qui émaillent cette région (Bahla, Jabrin, Nizwa, Nakhl, etc.), ainsi que quantité de villages pittoresques, tels celui de Misfat al Abbriyyin, ou encore les villages abandonnés de Al Hamra, Birkat al Mawz et Wadi Bani Habib. Installée au pied du Hajjar occidental, la ville de Nizwa a également conservé toute son authenticité. Ses marchés et souks (fruits et légumes, viande, armes d’apparat) drainent marchands et acheteurs de toute la
région. Son marché aux bestiaux qui se déroule chaque vendredi matin (venir très tôt) est l’occasion d’assister à un étonnant rituel de vente aux enchères au cours de laquelle chèvres et moutons s’échangent au plus offrant. 
Certaines régions d’altitude présentent également des spécificités artisanales et agricoles qui constituent des attraits touristiques très intéressants. Les villageois du Djebel Shams perpétuent ainsi le travail du tissage et de la confection de tapis en laine de mouton. En plusieurs endroits le long de la route qui gravit la montagne, les visiteurs auront l’occasion d’admirer la qualité du travail des tisserands et de voir fonctionner les métiers à tisser installés dans certaines maisons. Situées à 2000 mètres d’altitude, les villages du plateau de Sayq, dans le Djebel al Akhdar, sont parmi les régions les plus fertiles d’Oman grâce à des températures clémentes tout au long de l’année et à une irrigation constante : le système qui permet d’acheminer l’eau des nappes phréatiques grâce à des canaux à ciel ouvert (le “falaj“), est classé au patrimoine de l’Unesco.

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