Qu’y a-t-il d’intéressant à voir et à faire en Oman ?

Le Sultanat d'Oman

Bien plus de choses que ne laisse entendre cette image de pays désertique écrasé par le soleil! Le sultanat d’Oman manque certes d’un site touristique majeur, mais il offre un plaisant dosage de découvertes culturelles mêlées à l’approche d’un mode de vie resté très traditionnel, aux plaisirs balnéaires sur ses plages baignées par une eau turquoise et à ceux d’une aventure soft en 4×4 dans le désert, les montagnes et leurs magnifiques wadi (oueds). Au final, on revient ravis et conquis par cette destination où le tourisme reste encore confidentiel, ce qui n’est pas le moindre de ses atouts.
Voici les principales composantes d’un voyage à Oman :

Attraits culturels
• La culture omanaise: une approche privilégiée de l’Arabie accueillante
Ouvert au monde extérieur en 1970, avec l’arrivée au pouvoir de l’actuel sultan Qaboos, Oman a fait depuis le choix d’un développement touristique modéré en optant pour la préservation de son identité, de sa culture et de son architecture. Contrairement à son proche voisin Dubaï, le sultanat offre donc un visage traditionnel dépaysant et permet une approche privilégiée de l’Arabie, qui sait ici se faire accueillante et tolérante vis-à-vis du monde occidental. Ceux qui ont déjà apprécié l’Inde du Nord et Zanzibar, pays avec lequel Oman entretient des liens historiques et commerciaux étroits, seront ravis d’y retrouver des similitudes : les portes en bois ouvragées des maisons, les habits en soieries colorées des femmes de certaines tribus, ou encore les étoffes de cachemire nouées en turban par les hommes. L’habitat reste typiquement arabe et tous les Omanais portent des vêtements traditionnels qui varient en fonction des régions. Les hommes sont vêtus d’une dishdasha (robe), le plus souvent blanche, et portent un kimah (couvre-chef brodé) ou un mussar (turban). Les femmes, elles, portent une jallabia (robe) sur un sirwall (pantalon) et leur tête est recouverte d’un lahaf (voile), d’un abaya (châle noir) ou d’une burqa (masque) dans le cas des Bédouins.
• L’héritage historique : des vestiges vieux de cinq mille ans et quantité de forts
Si les quelques sites archéologiques d’Oman témoignent de la riche histoire du pays, ils sont aujourd’hui peu éloquents et encore souvent en ruines ou à l’état de fouilles. Ils ne devraient donc intéresser que les passionnés, qui pourront se rendre notamment à Al Balid (citée fortifiée datant du XIIe-XVIe siècle, à Salalah) et sur les trois sites proches d’Ibri, classés au patrimoine mondial de l’Unesco : la nécropole de Bat (datée du IIIe millénaire avant J.-C.), la tour d’Al Khutn et les tombes en ruche d’Al-Ayn. Sur la route entre Sur et Mascate, l’ancienne cité portuaire de Qalhat, qui date du XIIIe siècle, est en cours de restauration et mérite un arrêt.
Mais le sultanat est beaucoup plus célèbre pour ses forts, bâtis pour la plupart au XVIIe siècle et pour lesquels le gouvernement a également entrepris un vaste plan de restauration. On en dénombre près de 500 sur le territoire, mais une vingtaine méritent la visite au détour d’un circuit ou d’une excursion – citons le fort de Nizwa, le château de Jabrin et le château fort de Birkat el-Mauz (tous deux proches de Nizwa) ainsi que ceux de Rustaq et de Nakhl, dans l’arrière-pays de Mascate. Quant aux deux forts de Mascate, Jalali et Mirani, situés en bord de mer, à côté du palais du Sultan, on les admirera de l’extérieur puisqu’ils ne sont pas ouverts au public.
Oman possède aussi de vieux villages admirables, notamment Misfat al-Abriyeen, niché dans les montagnes proches de Nizwa, et quantité de villages traditionnels dans ses wadi (oueds). On notera d’ailleurs que cinq des trois mille systèmes d’irrigation aflaj (pluriel de falaj) encore en activité dans les villages omanais viennent d’être portés sur la liste du Patrimoine de l’humanité. Une méthode utilisée depuis le deuxième millénaire avant notre ère, la plus ancienne construction actuelle datant du VIe siècle. Ce système très ingénieux qui agit par gravité permet d’acheminer l’eau depuis sa source grâce à des galeries souterraines et à des canaux à ciel ouvert que l’on croise un peu partout dans les montagnes du pays.

Attraits naturels
• Le désert: pour y dormir en campement ou effectuer des activités
Oman est constitué à 80% de déserts, qui se matérialisent le plus souvent sous la forme de vastes plaines rocailleuses. Le plus proche désert de dunes de sable, celui de Wahiba Sands, ne se trouve qu’à
2 heures de route de Mascate. Couvrant près de
16 000 km2, il s’étend sur 180 km de long et 80 km de large et ses dunes peuvent atteindre une hauteur de 100 mètres. C’est ici que l’on peut dormir en campements, faire des balades à dos de dromadaire ou encore entamer une traversée du désert en 4×4. Ceux qui auront décidé de braver les douze heures de route qui séparent Mascate de Salalah, pourront également visiter le sanctuaire de l’oryx d’Arabie de Jiddat
Al-Harasis situé dans la région désertique d’Al Wusta qui héberge quantité d’autres espèces menacées comme la gazelle d’Arabie, l’ibex de Nubie ou l’outarde houbara.
• Les “wadi” (oueds): un parfum d’aventure dans les montagnes omanaises
On en dénombre près d’une cinquantaine dans les montagnes omanaises. Ces lits de rivières, qui s’immiscent au creux des montagnes via des routes scéniques, constituent des buts privilégiés d’excursions en 4×4. D’autant plus qu’ils offrent l’occasion de découvrir la vie traditionnelle des villageois installés dans ces wadi dont l’eau et les systèmes d’irrigation permettent les palmeraies et les cultures. Les plus connus sont facilement accessibles depuis Mascate. Au Wadi Bani Khalid, on pourra ainsi pique-niquer et se baigner dans ses piscines naturelles (même l’été), le Wadi Shab promet une belle balade à pied au milieu des dattiers, tandis que le Wadi Tiwi, long de 36 km, dévoile de très beaux villages accrochés à flanc de montagne.
• Les plages : la quasi-perfection de l’océan Indien
Les inconditionnels des plages paradisiaques seront étonnés et ravis de constater qu’Oman possède des plages dont le sable est aussi fin et l’eau aussi cristalline que celles des îles de rêve de l’océan Indien. Tantôt rocheux, tantôt sableux, les 1 700 kilomètres de côtes du pays réserve en effet de bien belles occasions de se baigner sur des plages désertes. Pour l’instant, seules les belles plages des environs de Mascate sont dotées d’hôtels balnéaires (on trouve également deux hôtels en bord de plage à Salalah et un à Khasab).
• La faune marine : le paradis des tortues et des dauphins
Près de 20000 tortues marines viennent tous les ans pondre leurs œufs sur les plages du sultanat. On peut notamment les observer – sous la houlette d’un guide, car la zone est protégée – à Ras al-Hadd et Ras al Jinz, à une heure au sud de Sur. De même, on ne manquera pas les sorties en bateau organisées au départ de Mascate pour observer les dauphins que l’on compte parfois par dizaines. Bien que plus difficiles à observer, les baleines nagent également au large des côtes omanaises entre février et mars.

Les marchés et les souks
Si l’on n’a que peu de temps à consacrer au sultanat, il ne faut pas manquer de se mêler à la population pour en découvrir le mode de vie. A Mascate, il est recommandé de se promener sous la halle du marché au poisson de Mutrah (de 7h30 à 11h30) pour observer le retour des pêcheurs. Et juste avant de rentrer en France, le souk de Muttrah (le matin  et après 17h) s’impose pour ramener des souvenirs. Bien qu’il soit aseptisé, c’est l’occasion d’acheter des pashminas et des soieries (importés d’Inde), de l’encens et des parfums orientaux dont les flacons précieux en cristal ornés d’or sont des cadeaux originaux. Le souk de Nizwa est réputé pour son choix de khanjar, les poignards que les Omanais portent à la ceinture, celui de Salalah pour son encens et ses parfumeurs et celui de Bahla pour ses poteries. Quant à ceux d’Ibri et Dhahira, ils permettent de rencontrer les Bédouins qui viennent s’y approvisionner.
Du côté des marchés, Nizwa est chaque jeudi et vendredi matin le théâtre d’une étonnante vente aux enchères de chèvres et de vaches. Tandis que les acheteurs sont assis au milieu d’un cercle, le vendeur fait défiler son animal avant de le laisser au plus offrant après d’âpres discussions et une inspection minutieuse de la marchandise. Enfin, les femmes étant la plupart du temps absentes des marchés traditionnels, on ira à Ibra (le mercredi matin) et à Sinaw (le jeudi), où se tiennent des marchés qui leur sont entièrement réservés. Celles-ci proposent notamment des étoffes, des parfums, du henné, des bijoux et du maquillage.

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