Quelles sont les régions « hors circuits classiques » à découvrir absolument ?

L'Egypte

Les oasis sont le nouvel « eldorado touristique » de l’Egypte. Situées à l’ouest du pays, dans le désert de Libye, les oasis de Siwa, Bahariya, Farafra, Dakhla et El-Kharga, pour ne citer que les principales, sont des havres de fraîcheur au milieu de l’étendue désertique. On y accède en 4X4, le temps d’une excursion au départ du Caire ou de la vallée du Nil, ou pour un séjour plus prolongé, dans l’un des hôtels qui s’y sont implantés. Les plus belles sont les oasis du Nord, dont celles de Siwa et Bahariya. Au cœur de la « Nouvelle Vallée » (partie occidentale du désert, à 600 km du Caire), se trouvent les oasis de Dakhla, El-Kharga et Farafra. L’attrait pour cette région d’Egypte réside en grande partie dans la beauté des sites, mais aussi dans la préservation de la culture bédouine.
L’oasis de Siwa (la plus fréquentée) est connue pour son temple dédié à Amon, où les oracles avaient confirmé la nature divine d’Alexandre le Grand. Il reste peu de traces du temple et la visite vaut surtout pour le site lui-même, qui abrite les vestiges d’un village d’où émerge un minaret. Des sources d’eau limpide et quelques tombes ptolémaïques valent également le détour. Celle de Bahariya est une des plus fertiles et des plus typiques : riche en arbres fruitiers (dattes, abricots, olives), elle est au cœur d’un site montagneux qui abrite 398 sources d’eau minérale, de nombreux sites archéologiques de l’époque pharaonique, ainsi qu’une faune sauvage variée. Celle de Farafra, la plus petite et la plus éloignée de toutes, est aussi la plus tranquille et la mieux préservée : palmeraies, vergers, maisons en pisé, ruisseaux et chemins sablonneux en font une halte idyllique. De Farafra, excursions à dos de chameau ou en Jeep vers le désert blanc, célèbre pour ses roches blanches sculptées par le vent.
L’oasis de Dakhla regroupe, quant à elle, une dizaine de villages, reliés entre eux par des routes où se succèdent palmeraies, vignes, vergers de manguiers et d’abricotiers, etc. La culture y est avant tout rurale et sédentaire. Une des oasis les plus connues est celle de Fayoum, également très fertile et verdoyante, aux abords du lac Karoun (à 20 km), sorte de mer intérieure à 100 km au sud-ouest du Caire. Il subsiste de nombreux vestiges pharaoniques dans cette région, dont l’activité agricole est très développée. C’est là que se situent la plupart des villages touristiques et des hôtels d’où partent les excursions vers les oasis, les chutes d’eau de Wadi El Rayan, ou l’observation des oiseaux et de la pêche.

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