Qu’y a-t-il à visiter ?

Oman

Un pays ponctué de plus de 500 forts. Tantôt structures militaires tantôt demeures des imams et des seigneurs locaux, les forts sont indissociables des paysages du nord du pays. On en dénombre près de 500, bâtis pour la plupart au XVIIe s., sur l’ensemble du territoire dont une
vingtaine qui méritent la visite. Au détour d’un circuit ou d’une excursion, on peut notamment visiter le fort de Nizwa, le château de Jabrin et le château fort de Birkat el-Mauz, tous deux proches de Nizwa, ainsi que ceux de Rustaq et de Nakhl, dans l’arrière-pays de Mascate. Quant aux deux forts de Mascate, Jalali et Mirani, situés en bord de mer à côté du palais du Sultan, il faut les admirer de l’extérieur puisqu’ils ne
sont pas ouverts au public.
Des villages traditionnels Oman possède quelques vieux villages admirables, notamment celui de Misfat al-Abriyeen niché dans les montagnes proches de Nizwa, et quantité de villages traditionnels en bordure de wadi (cours d’eau verdoyants). On notera aussi que cinq des 3000 systèmes d’irrigation aflaj (pluriel de falaj) encore en activité dans les villages omanais viennent d’être portés sur la liste du patrimoine de l’humanité. Une méthode utilisée depuis le deuxième millénaire avant
notre ère, la plus ancienne construction actuelle datant du VIe s. Ce système très ingénieux qui agit par gravité permet d’acheminer l’eau depuis sa source grâce à des galeries souterraines et à des canaux à
ciel ouvert que l’on croise un peu partout dans les montagnes du pays.
Des vestiges archéologiques. Parmi les quelques sites archéologiques d’Oman, beaucoup sont à l’état de fouilles. Si leur présence témoigne de la riche histoire du pays, ils sont malheureusement souvent en ruines et ne devraient donc intéresser qu’un public averti. Les 3 sites proches d’Ibri, classés au patrimoine mondial par l’Unesco, sont parmi les plus remarquables d’Oman : la nécropole de Bat (datée du IIIe millénaire avant J.- C.), la tour d’Al Khutn et les tombes en ruche de Al-Ayn.
Partager les traditions omanaises
Les marchés et les souks offrent des occasions rêvées de se mêler à la population et de découvrir son mode de vie et l’artisanat local. A Mascate, le marché au poisson et le souk de Muttrah sont incontournables. Ce dernier permet notamment d’admirer pashmina et soieries (importés d’Inde), encens, et parfums orientaux dont les flacons précieux en cristal ornés d’or sont des cadeaux originaux. Le souk de Nizwa est réputé pour son choix de khanjar, les poignards que les Omanais portent à la ceinture, celui de Salalah pour son encens et ses parfumeurs et celui de Bahla pour ses poteries façonnées dans les ateliers de la ville.
En dehors de Mascate, les marchés d’Ibri et Dhahira permettent de côtoyer les bédouins qui viennent s’y approvisionner. La plupart du temps totalement absentes des marchés traditionnels, les femmes peuvent profiter d’un marché qui leur est entièrement réservé à Ibra (mercredi matin) et à Sinaw (jeudi). On y trouve notamment des étoffes, parfums, du henné, des bijoux et du maquillage. Quant au marché de Nizwa, il est chaque jeudi et vendredi matin le théâtre d’une étonnante vente aux enchères de chèvres et de vaches.
Découvrir sa culture
Ouvert au monde extérieur en 1970, avec l’arrivée au pouvoir de l’actuel Sultan Qaboos, le Sultanat a depuis fait le choix d’un développement touristique modéré en optant pour une préservation de son identité, de sa culture et de son architecture. Ce qui implique que le Sultanat offre encore un visage authentique et dépaysant, notamment au niveau de
l’architecture et des vêtements traditionnels que les Omanais continuent à porter au quotidien. Enfin, outre les musées de Mascate (voir question 6),
Salalah, dans la région du Dhofar, accueille depuis l’été 2007 un Musée maritime qui retrace l’histoire et les traditions des héritiers de Sindbad le marin.

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