Qu’y a-t-il à visiter sur l’île ?

Tenerife

Pour peu qu’on soit curieux, Tenerife offre aisément matière à des excursions chaque jour durant une semaine. Nous les avons classées par thèmes.

Des espaces naturels remarquables
L’île de Tenerife compte 32 espaces protégés soit 48% de son territoire, parmi lesquels 3 espaces naturels remarquables par leur superficie et pour la beauté de leurs paysages :   
• Le Parc national du Teide qui intègre le pic volcanique du même nom (3 718 mètres) et l’immense caldeira de 17 km de diamètre qui l’entoure, est le site naturel le plus emblématique de Tenerife et le plus visité de toute l’Espagne (3,6 millions de visiteurs annuels). La vue sur la silhouette du sommet du Teide, enneigé l’hiver, qui domine toute l’île, est tout particulièrement magnifique depuis la côte nord.
Classé Patrimoine naturel de l’humanité par l’Unesco, le parc national est accessible du Nord comme depuis le sud de l’île. La route qui monte à l’assaut des flancs du volcan traverse d’abord la forêt de pins canariens à partir de 1000 mètres d’altitude, avant d’atteindre la base du pic du Teide (à 2000 mètres) et ses paysages désertiques, tantôt lunaires, tantôt chaotiques lorsque la lave s’est figée en blocs. Le printemps est la meilleure saison pour observer la flore caractéristique de cette partie de l’île : la vipérine rouge qui peut atteindre 3 mètres de haut, le genêt blanc et la violette. Arrivé dans la caldeira du volcan, qui dispose d’un seul hébergement (le Parador National de la Canadas del Teide), on peut se contenter d’y faire une halte, profiter des nombreux sentiers pédestres (la centre des visiteurs du parc propose des marches guidées) ou monter au sommet du volcan. Pour ce faire, 2 solutions : à pied, à l’occasion d’une randonnée qui s’effectue généralement sur 2 jours (refuge à 3400 mètres), ou par le funiculaire qui fait l’ascension jusqu’à 3555 mètres en 8 minutes. De là, des chemins de randonnées permettent de se promener autour du flanc du cratère.
• Occupant toute la pointe nord-est de l’île, le parc rural d’Anaga offre de scéniques routes de montagne et des hameaux isolés, ainsi que de nombreux itinéraires de randonnées. Serpentant, souvent dans la brume, entre 800 et 1 000 mètres d’altitude, la route des crêtes qui permet de parcourir ce massif depuis La Laguna offre parfois le privilège d’une vue sur la mer des deux côtés. Par beau temps, on distingue même l’île de Grande Canarie. Parmi les routes transversales qui descendent vers la côte nord, celle qui mène au village de Taganana est à ne pas manquer. Il est très agréable de faire une halte de quelques heures dans ses typiques restaurants de poisson face à la mer ou pour se baigner sur la plage de Almaciga, celle de Benijo étant plutôt réservée au surf.   
• Egalement resté très sauvage, le parc rural de Teno offre, au nord-ouest de l’île, un relief très accidenté avec ses montagnes creusées de barrancos (ravins) qui descendent jusqu’à la côte et les falaises de Los Gigantes dont les parois verticales surplombent la mer du haut de leurs 600 mètres. Visibles depuis la petite station balnéaire de Puerto Santiago, à la lisière du massif de Teno, ces dernières font également l’objet d’excursions en bateau depuis les ports de la côte sud. Accessible par une route en lacets, le pittoresque et charmant hameau de Masca est l’une des plus belles découvertes de l’île. De là, un sentier permet de descendre jusqu’à la mer en 4h30 pour atteindre la calanque de Masca. 

Des villages typiques
Outre les hameaux isolés des parcs ruraux de Teno et d’Anaga (voir plus haut), la vallée subtropicale de La Orotava, qui occupe le flanc nord de la caldera effondrée du volcan, et tout le littoral nord sont riches en villages typiques où il fait bon flâner. Los Realejos, Icod de los Vinos et Garachico offrent en outre une architecture coloniale remarquable avec leurs demeures aristocratiques, leurs églises et couvents. Région des bananeraies et de jardins plantés de palmiers, d’araucarias et de dragonniers centenaires, le Nord de l’île est de toute beauté.

Des villes historiques
C’est dans la partie nord de l’île que l’on aura l’occasion de visiter les plus beaux témoignages du patrimoine historique de l’île. Deux villes se démarquent par la richesse de leur patrimoine architecturale : La Laguna et La Orotova.
Fondée en 1496, et ancienne capitale de l’île, La Laguna a vu sa partie ancienne classée au patrimoine de l’humanité par l’Unesco. Au hasard de ses rues animée -La Laguna est la ville étudiante de l’île- on y découvre de nombreuses églises et couvents, ainsi que de belles demeures aux façades colorées, typiques de l’architecture coloniale espagnole du XVIe siècle, que l’on retrouve également au Mexique ou au Guatemala.
Bâtie sur le flanc Nord du volcan, La Orotava jouit d’une position particulièrement agréable, à proximité de la mer, de Puerto de la Cruz, et des plantations de banane dont le commerce a fait sa richesse. Outre la visite de l’église baroque Notre Dame de la Conception, ses ruelles pavées et pentues offrent l’occasion de découvrir parmi les plus beaux exemples de maisons canariennes à balcon, notamment la casa de los Balcones (1632) dont les pièces intérieures reconstituent la vie de l’époque. D’autres demeures historiques de ce type accueillent aujourd’hui des restaurants et bars dans leur patio intérieur.
La capitale de l’île, Santa Cruz de Tenerife, conserve des
témoignages de son histoire dans ses rues les plus anciennes. Outre ses églises et places arborées, il est aussi très agréable de dîner ou prendre un verre à la terrasse des anciens entrepôts et maisons de pêcheurs de la rue de La Noria qui ont été réhabilités récemment pour devenir des lieux de sortie à la mode.  
A deux pas de ses hôtels modernes du front de mer, Puerto de la Cruz a également conservé ses rues typiques du village de pêcheurs qu’il était autrefois. Depuis la très animée place d’El Charco, on flâne avec plaisir dans ses rues piétonnes bordées par quelques belles demeures aristocratiques du XVIIe et XVIIIe siècle (la Casa de la Aduana, la Casa Miranda, Marquesa) dont certaines sont aujourd’hui transformées en restaurants et hôtels. Créé au XVIIe siècle, son Jardin Botanique présente des espèces du monde entier.

Un riche domaine viticole
Introduite dans l’île au XVe siècle, la vigne fit jadis la richesse de Tenerife et continue aujourd’hui à être cultivée autour du volcan entre 350 et 800 mètres d’altitude dans 5 terroirs de l’île, chacun détenteur d’une dénomination d’origine. Située au nord-est de l’île, la zone d’appellation la plus vaste (2500 hectares de vignes), celle de Tacoronte-Acentejo, a créé une "route des vins" qui permet de visiter ses bodegas et découvrir ses vins. Les amateurs ne manqueront pas de visiter la Casa del Vino située à El Sauzal qui organise des dégustations des principaux vins produits à Tenerife autour de tapas ou dans son excellent restaurant. La vente s’effectue également sur place.  
Des fêtes traditionnelles et religieuses 
Tout au long de l’année, les municipalités du nord de l’île vivent au rythme d’un impressionnant calendrier de fêtes. Le Carnaval (à Santa Cruz, Puerto de La Cruz…), les célébrations du Corpus Christi (à La Orotava), les processions de la Semaine Sainte (à La Laguna) et les fêtes patronales organisées principalement l’été sont parmi les plus importantes. (Voir le calendrier des principales fêtes dans la partie Carte d’identité)

Des parcs de loisirs

Loro Parque à Puerto de la Cruz (Nord de l’île)
Cet immense parc animalier auquel il faut consacrer une demi-journée est sans aucun doute parmi les plus intéressants au monde. Aujourd’hui adossé à sa Fondation, dont le but est de protéger les oiseaux en voie de disparition, le Loro Parque est avant tout un projet visant à recueillir les animaux victimes de la contrebande, abandonnés par leur propriétaire ou nés en captivité. Installé dans un site splendide, entre la mer et la montagne, Loro Parque permet ainsi de découvrir quantité d’espèces : tigres, gorilles, chimpanzés, caïmans, pélicans, jaguars, flamands, otaries, singes… Le parc possède également la plus grande installation pour pingouins du monde. L’environnement polaire a été recrée afin d’accueillir 200 pingouins, ainsi qu’un aquarium géant (3 000 espèces) où l’on peut voire les requins évoluer depuis un tunnel « sous-marin ». Enfin, toute la journée, des shows animaliers sont organisés à horaires fixes mettant en scène des dauphins, des otaries et des orques, sans oublier l’étonnant spectacle de perroquets.

Siam Park à Costa Adeje (zone balnéaire du Sud)
Inauguré fin septembre 2008, ce complexe de jeux aquatiques va créer l’événement par la qualité des activités et par son pari un peu fou de restituer l’ensemble dans un cadre typiquement thaïlandais (architecture, restauration) du fait d’une amitié de longue date entre le propriétaire (le même que celui de Loro Parque) et la famille royale thaïlandaise. Sur place, petits et grands pourront tester plusieurs parcours aquatiques très impressionnants (toboggans géants,
descente vertigineuse depuis le sommet d’une pyramide…) ou paisibles (rivière artificielle de 1,3 km). Le parc a également reconstitué une plage de 9 500 m2 et un lagon artificiel où une école de surf propose des formations sur des vagues de 3 mètres plus vraies que nature.    

Autres parcs :
D’autres parcs plus «classiques » permettront aux familles d’agrémenter leur séjour sur place, comme le parc miniature de Pueblochico, à La Orotava (nord de l’île), qui reproduit les paysages et les bâtiments emblématiques des 7 îles Canaries. La zone balnéaire du sud de l’île possède aussi quantités de parcs de loisirs pour les enfants.

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