Bouches-du-Rhône : du bon et du moins bon pour la saison estivale

France

Du bon et du moins bon, telle est la leçon de la saison touristique dans le département. Si la clientèle internationale était au rendez-vous, elle n’efface pas complètement le tassement des dépenses ni les effets négatifs conjugués de la Coupe du monde de football et de la canicule.

Près de 2 millions de passagers ont été reçus en juillet et en août à Marseille Provence

Les élèves sont rentrés en classe mais les touristes pas tous chez eux, nombreux à faire durer la saison en Provence jusqu’à début novembre. Pour autant, septembre est souvent l’heure du premier bilan. Et à écouter les pros du tourisme qui recevaient la presse hier au Musée Regards de Provence, à Marseille, celui-ci est plutôt bon… avec nuances.

 

Bon car la hausse générale de la fréquentation semble se confirmer. Une « stat » l’illustre : près de 2 millions de passagers ont été reçus en juillet et en août à l’aéroport Marseille Provence. Ni plus ni moins que les deux mois record de son histoire.

 

Certes, beaucoup se sont éparpillés ailleurs que dans les Bouches-du-Rhône. Mais l’impact sur l’hébergement marchand ne peut être éludé : + 4% de nuitées hôtelières dans le département de mai à juillet et même + 16% de nuitées hôtelières étrangères sur la même période.

 

C’est le deuxième enseignement de l’été : la forte présence de la clientèle internationale. Les Américains sont ainsi devenus les 1ers  clients étrangers en hôtellerie dans le territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Une surprise pour Provence Tourisme (ex Bouches-du-Rhône Tourisme), plus habitué à voir virer en tête la clientèle belge, allemande ou italienne.

 

Explication ? Un parc hôtelier grandissant, parmi lesquels de nouveaux 4 et 5 étoiles, à l’image des Roches Blanches (Cassis), plébiscité cet été par la clientèle US. Aussi, l’envie apparente de ces touristes de vivre une expérience méditerranéenne intime, moins bling bling que sur la Côte d’Azur. « Et l’atténuation de l’effet attentats », analyse encore Provence Tourisme. Une peur qui avait fortement impacté, après le drame de Nice, les saisons 2016 et 2017.

 

Autres clientèles étrangères en vue cette saison : les Australiens, Brésiliens, Canadiens, Suisses, Britanniques… Autant de ressortissants à pouvoir d’achat généralement Prémium, dont les dépenses viennent « rattraper » celles d’autres nationalités. Car c’est une autre instruction de l’été : près d’un professionnel sur deux (48%) estime que le niveau global de dépense des touristes se tasse.

 

De quoi tempérer l’enthousiasme, sachant que la Coupe du Monde de football, les grèves et la canicule estivale ont retardé la saison et impacté des activités (notamment de plein air) en Provence intérieure et sur le littoral.

 

Les chiffres définitifs de dépenses des touristes dans le département ne sont pas encore connus. Sur l’ensemble de l’année 2017, ils ont représentés 2,7 milliards d’euros, soit 7% du PIB des Bouches-du-Rhône.

Alors que la croissance française est revue à la baisse et que le chômage s’enkyste, la clientèle étrangère à haute contribution parait vitale pour garantir les futures recettes du tourisme bucco-rhodanien.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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