Le Puy du Fou à la conquête du monde

France
Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, entouré par le Chef Yannick Alléno, et Gaétan de l'Hermite, PDG de Compass group France

Fort d’un nouveau spectacle sur son site vendéen, « Le Premier Royaume » à compter du 6 avril prochain, le Puy du Fou ne s’arrête pas là puisqu’il présente le 30 août à Tolède, « El Sueno de Toledo », son premier grand spectacle nocturne en dehors de l’Hexagone. Aujourd’hui appliqué à l’Espagne, le modèle Puy du Fou devrait s’exporter sur d’autres continents. Des développements sont notamment prévus en Chine. La direction n’exclut pas non plus des projets de l’autre côté de l’Atlantique.

 

 

 

« Le Puy du Fou se tourne vers le monde. Nous changeons de braquet ». C’est avec cette métaphore que Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, dévoile les ambitions du deuxième parc français (2 301 000 visiteurs en 2018, soit une augmentation de 32% sur les 5 dernières années).

 

 

« Modèle de création unique », s’appuyant déjà sur plusieurs projets internationaux (en Angleterre, aux Pays-Bas), le Puy du Fou a donc donné naissance à Puy du Fou Espana à Tolède, l’ancienne capitale historique de l’Espagne. « Cela représente un investissement de 242 millions d’euros. Avec un programme de développement dessiné sur 10 ans, c’est le plus important de l’histoire du Puy du Fou » résume Nicolas de Villiers. A titre de comparaison, l’investissement porté sur la France est de 165 millions d’euros (dont 13 millions d’euros pour concevoir le spectacle immersif « Le Premier Royaume »).

 

Dès le 30 août prochain, Puy du Fou Espana présentera « El Sueno de Toledo », son premier grand spectacle en nocturne. « 15 représentations sont prévues cet été pour 60 000 spectateurs attendus. L’an prochain, il y aura 74 représentations » précise le président.

En 2021, un nouveau Puy du Fou ouvrira ses portes avec 4 spectacles de jour, 3 villages d’époque et 30 hectares de nature pour « vivre des aventures en famille ».

D’ici 2030, le Puy du Fou ambitionne de créer 8 spectacles en France et 8 spectacles pour « Puy du Fou Espana ». 4 hôtels thématisés verront également le jour.

 

Après l’Espagne, le Puy du Fou prépare déjà ses futurs développements internationaux, en Chine et dans le monde pour faire naitre des Puy du Fou sur tous les continents dans les 10 prochaines années.  « Nous ne sommes pas dans une logique de business mais dans une logique de passion. Une passion créative » insiste Nicolas de Villiers qui espère donc voir « un premier parc en Chine avant 2025 ». Si lieu n’est pas communiqué, c’est, dit-il, afin « d’éviter l’inflation et la spéculation sur les terrains ». Dans sa quête d’ouverture au monde, le dirigeant regarde également de l’autre côté de l’Atlantique. « L’ambition est toujours de créer des Puy du Fou à taille humaine, pas en faire des mastodontes » ajoute t-il encore.

 

Le spectacle dans la cuisine

 

 

Le Puy du Fou décide d’ancrer la restauration au coeur de l’expérience du visiteur. Pour les 10 prochaines années, le parc scelle ainsi une alliance stratégique, en France puis en Espagne, avec le spécialiste de la restauration collective Compass Group France. L’objectif est d’offrir un nouveau souffle à l’offre culinaire du parc, et « faire de chaque repas un véritable spectacle ».

 

Pour atteindre cette ambition, le Puy du Fou et Compass group France ont demandé à Yannick Alléno, Chef de 4 restaurants étoilés au guide Michelin, d’imaginer avec les équipes du Puy du Fou « l’art de prolonger dans nos assiettes le voyage dans le temps ». « Nous voulons montrer aux gens ce que la richesse culinaire française détient. Je suis ravi de ce challenge » déclare le grand Chef. Le site comprend 22 points de restauration dont la moitié avec service à table. Nicolas de Villiers confirme qu’il n’y aura pas de répercussion et d’augmentation sur les prix.

 

 

En 2018, le Puy du Fou qui veut s’imposer « comme une marque mondiale » a réalisé un chiffre d’affaires de 112 millions d’euros, soit une augmentation de 77% sur 5 ans. Sans donner plus de précisions, Nicolas de Villiers évoque un résultat net, « compris entre 7% et 9% d’une année sur l’autre » avec « 2 114 employés permanents et saisonniers ».

 

Publié par David Savary

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *