Paris et Ile de France : les touristes britanniques et chinois se font attendre !

France
Éric Jeunemaitre, président du comité régional du tourisme, Valérie Pécresse présidente de la région et Hamida Rezeg, vice-présidente chargée du tourisme.

Selon Valérie Pécresse, présidente de la région Ile de France, les perspectives du tourisme pour Paris et sa région restent « encourageantes avec 71% des professionnels interrogés qui estiment « bon » voire « très bon » l’état des réservations de septembre ». 

 

A moyen terme, 62% des acteurs du tourisme prévoient même une amélioration de l’activité touristique. Les prévisions des réservations aériennes pour la période d’août à octobre 2019 sont quasi stables (-0,9%). Les évolutions par marché sont hétérogènes avec de fortes progressions pour le Brésil (+17,3%), le Mexique (+15%) et la Corée du Sud et des baisses importantes pour l’Espagne (-16,1%), la Russie (-7,8%) et l’Italie (-5,1%).

 

A noter également que l’activité touristique a été jugée « bonne » par les professionnels interrogés en juin (94%) et en juillet (59%) alors qu’au mois d’août, la plupart d’entre eux la considèrent « moyenne » (40%).

 

Par ailleurs, Valérie Pécresse a présenté le bilan du 1er trimestre 2019. Selon elle, « les mouvements sociaux des gilets jaunes ainsi que les effets du Brexit ont affecté le secteur du tourisme au 1er trimestre 2019 ». Heureusement, cette tendance s’est inversée depuis avril, notamment en juin.

 

Avec près de 17,3 millions d’arrivées hôtelières, le 1er semestre 2019 marque la 2e meilleure performance de ces 10 dernières années, après 2018. Une baisse des arrivées hôtelières des touristes étrangers est toutefois à déplorer (-0,5%), mais compensée par la hausse de celles de la clientèle française (+0,3%). La fréquentation touristique de la destination Paris Région reste quasi stable pour cette période (-0,1%) par rapport au 1er semestre 2018.

 

L’activité enregistre une légère hausse de 1,5% en termes d’arrivées hôtelières à Paris, de 0,6% en petite couronne, mais une baisse de 3% en grande couronne.

En termes de consommation touristique, le montant global sur cette période est de 9,8 milliards à l’échelle de la destination soit un manque à gagner estimé à environ 92 millions d’euros par rapport au 1er semestre 2018.

 

Côté clientèles étrangères, la région souffre de la désaffection des Britanniques (-12,7% des nuitées hôtelières), son deuxième marché, « à cause du Brexit » selon Valérie Pécresse, des Néerlandais (-4,5%) et des Chinois (-4,4%). « Les difficultés économiques connues par la clientèle chinoise expliquent cette baisse. Toutefois, entre 2011 et 2019, cette clientèle reste celle qui a connu la plus forte progression (+ 110,5%) » a-t-elle précisé.

 

En revanche, les Japonais (+11,7% en termes de nuitées hôtelières), les Espagnols (+6,9%) et les Américains (+6%) sont toujours en forte hausse, tout comme les nuitées allemandes et italiennes, mais dans une moindre mesure.

 

L’hôtellerie observe globalement des chiffres d’affaires en progression au 1er semestre 2019, avec des variations, en Île-de-France hors Paris, comprises entre +0,5% pour les hôtels économiques et +3,6% pour les hôtels haut de gamme. Le rythme de progression a toutefois ralenti au 1er semestre 2019 par rapport à 2018 du fait d’une légère diminution du taux d’occupation moyen (74,2% soit -1,3 point). Cette diminution du taux d’occupation moyen a été compensée par une hausse des prix moyens retrouvant leur niveau d’avant crise.

A noter qu’Airbnb ne représenterait, selon le CRT, que 4% des nuitées à Paris.

 

La fréquentation des musées et monuments est globalement orientée à la hausse à l’image du musée du Louvre (+0,2%), du musée d’Orsay (+18,8%) ou de la Cité des Sciences et de l’Industrie (+7,3%) dans Paris intra-muros, et du domaine de Versailles (+6,4%), du musée national du Château de Fontainebleau (+1,3%) ou de la Basilique de Saint-Denis (+6,9%) dans le reste de l’Île-de-France.

 

Concernant les déplacements professionnels, ils ont généré 17 millions de nuitées hôtelières soit 49,9% de la fréquentation totale. Au cours du mois de juin, d’avril et de février, les volumes des touristes d’affaires ont été supérieurs à ceux des mêmes mois de 2018. Néanmoins, le tourisme d’affaires est en légère baisse de 1,1% par rapport au 1er semestre 2018.

Publié par Nicolas Barbéry

Rédacteur en chef - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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