Vacances scolaires de printemps : les départs sont interdits

France
Les contrôles sur les grands axes routiers seront renforcés dès vendredi soir. ©Adobe Stock

En plein de confinement, les Français ne pourront pas partir cette année pendant les vacances de Pâques, qui débutent ce vendredi pour la zone C.

 

Article mis à jour le 6 avril à 13h

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a fermement rappelé aux Français mercredi que le début des vacances scolaires de printemps dans quelques jours ne sera pas synonyme de « grands départs », en raison du confinement pour lutter contre la propagation du coronavirus.

« Très concrètement, on ne part pas en vacances pendant la période de confinement« , a-t-il déclaré sur LCI.

 

Et pour s’assurer que les Français concernés par le début des vacances scolaires de printemps vendredi soir, soit la zone C (Ile-de-France et Occitanie), ne partent pas, il a indiqué avoir renforcé les contrôles sur les grands axes routiers, mais aussi dans les aéroports et les gares où « l’offre ferroviaire est réduite à 6% de sa capacité« . « Tout abus sera sanctionné« , a prévenu le ministre.

 

Dans l’agglomération parisienne, le préfet de police de Paris a de son côté annoncé vouloir faire respecter le confinement « avec la plus grande fermeté » avec la mise en place de contrôles renforcés au départ des grandes villes, dès vendredi.

 

Dans un communiqué, la préfecture de police rappelle également que tous les voyageurs devront être munis de leur attestation de déplacement dérogatoire ou de leur attestation d’employeur justifiant du caractère professionnel de leur déplacement.

 

« A défaut de justificatif valable, les voyageurs seront verbalisés pour non respect des mesures de confinement et ne seront pas autorisés à poursuivre leur route, à prendre leur train ou leur avion« , a souligné la préfecture de police.

Les forces de l’ordre ont réalisé environ 5,8 millions de contrôles depuis le début du confinement le 17 mars, et dressé 359 000 procès verbaux pour non-respect des mesures.

 

« Quand nous contrôlons ce n’est pas pour verbaliser mais pour garantir le confinement », a assuré le ministre, qui a également demandé aux préfets concernés de vérifier le niveau des locations saisonnières dans les zones touristiques.

Pas de Parisiens dans l’ouest et le sud-est

 

Certains ont déjà pris les devants comme le maire de Lège-Cap-Ferret, qui gère la très chic presqu’île à la pointe du bassin d’Arcachon.

Il a demandé aux loueurs professionnels et privés de ne pas louer de biens pendant les vacances de Pâques pour faire respecter le confinement, a-t-il indiqué mercredi.

 

La commune de 9 000 habitants a « déjà vu arriver environ 3 000 à 4 000 personnes avant les mesures de confinement« , a indiqué Philippe de Gonneville. « Nous ne pouvons plus accepter que d’autres arrivent dans leurs résidences secondaires ou dans des locations, car ce supplément de population mettrait en péril nos capacités d’offres de soins« , forte de neuf médecins de ville, a-t-il ajouté.

 

Philippe de Gonneville a pris cette initiative « après avoir vu fleurir beaucoup de demandes de location ». Le maire affirme avoir constaté « des ouvertures de maisons en pleine nuit », avec des immatriculations « de la région de Bordeaux mais aussi des immatriculations plus lointaines« .

 

La préfète de la Gironde et de Nouvelle-Aquitaine, Fabienne Buccio, a indiqué mercredi lors d’une audioconférence de presse qu’elle « approuvait le message » du maire et qu’il n’était « pas question de laisser les Parisiens venir en Nouvelle-Aquitaine. Il y aura des contrôles dans les gares à Paris mais aussi à Bordeaux« .

 

Samedi, les locations saisonnières étaient finalement interdites sur une très large partie de la côte atlantique ainsi que dans la quasi totalité du sud-est de la France. Les préfectures de Charente-Maritime, Gironde, Landes et Pyrénées-Atlantiques ont chacune pris un arrêté en ce sens, et ce jusqu’au 15 avril, soit la fin officielle de la période actuelle de confinement. Globalement cette interdiction vise « la location, à titre touristique, des chambres d’hôtels ainsi que des meublés de tourisme ou de tout autre logement destiné à la location saisonnière ».

 

Les locations de vacances ont de même été interdites jusqu’au 15 avril par arrêtés préfectoraux sur le littoral vendéen et de la Loire-Atlantique, ainsi que dans les communes littorales des quatre départements bretons (Finistère, Côtes-d’Armor, Morbihan, Ille et Vilaine).

 

Les mêmes mesures ont été décidées, et ce à l’échelle de la totalité de leurs territoires, par les préfectures de Corse, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, du Var et des Alpes-de-Haute-Provence. Là encore jusqu’au 15 avril. Le département des Alpes-Maritimes a pris la même mesure, mais seulement pour les communes du littoral et les communes de plus de 10 000 habitants.

Avec AFP

Publié par Céline Perronnet
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