Abritel et Homelidays vont collecter la taxe de séjour à Paris

Hébergement

Les sites Abritel et Homelidays du groupe HomeAway se sont engagés à collecter la taxe de séjour à Paris à partir du 1er janvier 2017 pour le compte de leurs propriétaires utilisateurs.
 Comme les autres hébergeurs (hôtels, campings et chambres d’hôtes) les propriétaires qui louent leur logement via Abritel et Homelidays ont l’obligation de collecter la taxe de séjour auprès des vacanciers qui louent leur bien et de la reverser à la commune où il se situe. D’un montant de 0,83 euros par nuit et par voyageur adulte, cette taxe correspond à la catégorie "meublés touristiques non classés" telle qu’elle a été définie par le Conseil de Paris.
 

Publié par La Rédaction
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Vos réactions

  1. Quand je lis, « Abritel et Homelidays vont collecter la taxe de séjour à Paris », mes interrogations sont les suivantes :

    – pourquoi ce problème n’est-il pas traité à l’Assemblée nationale, plutôt qu’à Paris seulement ?

    – les Français sont-ils d’accord avec ce processus rampant de privatisation de la perception des impôts en France ? La perception de l’impôt peut-elle être ou doit-elle devenir un « business » en France ? Va-t-on vers une « Générale des Impôts » après la « Générale des Eaux » ?

    – cette taxe archaïque est-elle véritablement justifiée aujourd’hui ? Pourquoi le visiteur doit-il payer une taxe de séjour, alors qu’il paye déjà une taxe d’aéroport, une taxe sur les billet d’avion, une taxe spéciale sur la location de voiture prise à l’aéroport, une TVA sur son hébergement, parfois un visa, etc, etc ? et pourquoi ne réduit-on pas à due proportion sa taxe d’habitation puisqu’il ne réside plus chez lui lorsqu’il est à l’extérieur ?

    – pourquoi les entreprises privées comme Abritel (Homelidays faisant partie du même groupe) et Airbnb trouvent-elle un intérêt complice à agir au bénéfice de la Ville de Paris ?

    – les entreprises privées comme Abritel et Airbnb vont-elles s’engager à publier sur internet la liste des dépenses de la Ville de Paris destinées à favoriser la fréquentation touristique (Article L.2333-27 du CGCT), puisque le produit de la taxe de séjour est destiné à cela par la loi ? S’agissant d’une annexe au compte administratif, retraçant l’affectation de la taxe pendant l’exercice considéré, que toutes les Communes de France sont tenues de tenir, par la loi ?

    – pourquoi les Communes françaises ne publient-elle pas elles-mêmes sur internet leur annexe au compte administratif, retraçant l’affectation du produit de la taxe de séjour ?

    – comment le Président de l’Association Nationale des Elus des Territoires Touristiques (ANETT)peut-il prétendre que les communes ont absolument besoin des rentrées fiscales de la taxe de séjour pour continuer à rester dans la compétition des destinations touristiques au plan international et renforcer leur attractivité, alors que les offices de tourisme consacrent en règle générale une part très faible de leur budget aux opérations de promotion au plan international, et consacrent en revanche une part majeure de leurs budgets aux dépenses courantes et à la masse salariale ?

    – la vraie solution n’est-elle pas plutôt celle de la concentration des budgets de promotion touristique entre les mains d’un organisme unique à l’échelon national, et entre les mains d’un organisme unique à l’échelon régional, plutôt que celle d’un saupoudrage communal (ou des communautés de Communes) inefficace ?

    – l’autre vrai problème n’est-il pas celui de l’absence de programmation nationale des investissements nécessaires aux industries du tourisme, et l’absence de mise en place d’une politique de préservation des outils existants de l’industrie du tourisme, comme celui de la mise en oeuvre des réserves foncières nécessaires à l’avenir des industries du tourisme ?

    Deux approches très différentes : l’allemande et la française !

    J’observe que face au problème que pose le développement de la location saisonnière touristique par des non-professionnels (non-professionnels au regard législatif et fiscal, pas au regard de la qualité de l’offre), sans soumission à des contraintes équivalentes à celles auxquelles sont soumis les professionnels par le législateur (distorsion de concurrence), les Allemands ont répondu par la mise en place d’un dispositif juridique visant à protéger le stock de logements destinés à l’habitation, stock qui a été détourné de son usage d’habitation originel. Alors que les Parisiens répondent par un dispositif seulement destiné à augmenter leurs recettes fiscales.

    Deux approches très différentes, les Allemands règlent un vrai problème d’asphyxie du marché des logements ; et les Français exploitent une opportunité pour augmenter les recettes fiscales d’une taxe qui est totalement archaïque et dont l’emploi est inapproprié aux nécessités de l’économie touristique.

    Pour mémoire, les élus municipaux allemands ne sont pas rémunérés sauf pour les communes importantes où la fonction de maire est à plein temps.

    En revanche, la rémunération des élus français est l’un des principaux obstacles à une réflexion sereine sur les prélèvements fiscaux destinés à financer les offices du tourisme.

    En effet, dans les villes classées « touristiques » les rémunérations (indemnités de fonction des maires, adjoints et conseillers municipaux) peuvent être majorées de 50% pour les communes dont la population totale est inférieure à 5.000 habitants, et de 25% pour celles dont la population totale est supérieure à 5.000 habitants. Or pour être classées « touristiques », les communes doivent disposer d’un office de tourisme (répondant à certains critères).

    Quand prendrons-nous le temps de réfléchir à la mise en place d’un financement véritablement approprié au développement de la promotion du tourisme à l’international, à travers une concertation nationale mais aussi européenne ?

    Yves Brossard
    Primea Hotels Guadeloupe

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